Deux jeunes ont perdu la vie dans un accident de la route à Ndzuwani


Par , le dans l'actualité comorienne
Deux jeunes ont perdu la vie dans un accident de la route à Ndzuwani
ACCIDENT. Ces routes qui tuent. Les deux jeunes ayant perdu la vie s’appelaient Salim Chadhouli alias Africa et Nasser Nahali, âgés respectivement de trente et quatorze ans. Parmi les nombreux blessés, une dizaine ont été évacués le soir même par kwassa vers l’île de Mayotte et admis à l’hôpital de Mamudzu.

Un grave accident de la circulation s’est produit l’après-midi du samedi 29 août sur la route de Mirontsi. Le bilan est lourd : deux jeunes hommes décédés sur le coup, trois blessés graves et douze autres blessés plus ou moins sérieusement.
Les deux jeunes ayant perdu la vie s’appelaient Salim Chadhouli alias Africa et Nasser Nahali, âgés respectivement de trente et quatorze ans. Parmi les nombreux blessés, une dizaine ont été évacués le soir même par kwassa vers l’île de Mayotte, et admis à l’hôpital de Mamudzu. Le conducteur du véhicule, un certain Nadjahi Ben Omar, a eu plus de chance que ses passagers : il n’aurait été que légèrement atteint.
Cet accident a plongé la ville de Ouani dans le deuil, puisque quasiment tous les occupants du véhicule en sont originaires. Le véhicule en question, un pick-up de l’Onicor (Office national d’importation et de commercialisation du riz), conduit par un employé de cette société, était en surcharge, avec dix-sept passagers à bord. Ce sont des supporters de Fco (Football club d’Ouani) recueillis à la sortie du match, disputé au stade de Hombo, entre Fco et Miracle de Bandrani.
D’après des témoignages concordants, la voiture, qui roulait à vive allure, s’est retournée lorsque le conducteur a tenté, par un coup de volant, d’éviter une autre voiture. Il est plutôt étonnant de constater que, malgré la présence presque permanente de la police et de la gendarmerie à Mutsamudu, les accidents ne diminuent pas, bien au contraire.
Il y a deux semaines, pendant que la police routière et les taximen anjouanais étaient en formation à Mutsamudu sur la sécurité routière, trois accidents spectaculaires de motocyclettes se sont produits. Selon les statistiques, malgré l’étroitesse du parc automobile anjouanais par rapport à celui de la Ngazidja, c’est à Ndzuani que se produisent le plus d’accidents mortels.
En effet, d’après le rapport sur les accidents routiers, commandé par l’Oms (Organisation mondiale de la santé) et présenté en 2013 aux médias de l’île de Ndzuani par la Direction nationale de l’aménagement du territoire, «si, à Ngazidja, c’est l’année 2011 qui a vu se produire le plus d’accidents, à Ndzuwani et à Mwali, c’est en 2012 que la route s’est montrée plus dangereuse».
Mais il précise que «si, en comparaison avec les deux autres îles, le nombre d’accidents de la circulation routière a été le double à Ngazidja l’année dernière (une moyenne de 100 accidents contre 50 à Ndzuwani et Mwali), il s’avère cependant que c’est la route anjouanaise qui a enregistré le plus de décès, avec une moyenne estimée à vingt en 2012».
Il faut enfin dire que si les conducteurs se montrent le plus souvent imprudents, le manque aussi de panneaux de signalisation et de limitation de vitesse le long des routes, ajouté à une certaine complaisance de la police et de la gendarmerie (notons que le pick-up en question ici est passé devant la gendarmerie de Hombo avec sa surcharge de supporters) ne sont pas non plus pour améliorer les choses.

Sardou Moussa