L’argent destiné au festival Internationale du Film Comorien détourné par le ministère de tutelle


Par , le dans l'actualité comorienne
 L’argent destiné au festival Internationale du Film Comorien détourné par le ministère de tutelle Le gouvernement comorien avait accepté en conseil de ministres d’apporter son appui à l’organisation du Festival Internationale du Film Comorien à hauteur de 17,5 millions de nos francs. Mais à ce jour, seulement 5 millions ont été versés au CIFF par le ministère de tutelle. Où sont passé les 12,5 millions restants ?
Encore un détournement ! Et c’est au ministère en charge de la Culture. A l’occasion de la 2e édition du festival international du film comorien, le gouvernement comorien avait accepté de soutenir l’équipe du CIFF dans l’organisation de cet évènement. Selon l’extrait du procès verbal du conseil de ministres du 21 octobre dernier, le président de la République et son gouvernement avait accepté de soutenir le festival à hauteur de 17,5 millions.
Mais à la grande surprise, l’équipe du CIFF n’a reçu que 5 millions en provenance du ministère en charge de la culture, parrain du festival. « L’argent qui nous est du par le gouvernement n’est toujours pas arrivé dans sa totalité.
A ce jour, nous avons reçu 5 millions. Où sont donc passés les 12,5 millions restants », s’interroge Said Mohamed Ouma, délégué général du festival.
Les membres du CIFF, acteurs du développement de la culture depuis de nombreuses années exigent que les détournements de fonds destinés aux artistes, aux projets culturels et au développement du secteur cessent. « Nous avons pensé que l’accompagnement au travers de notre ministère de tutelle serait réel, sans ambigüité et fort. Mais ce n’est pas le cas », avance Said Ali Said Mohamed, le chargé de communication du CIFF, avant d’ajouter que « de telles actions nous inquiètent et pourtant nous ne sommes là que pour faire la promotion de notre culture ».
Depuis, cette 2e édition du Festival International du Film Comorien fonctionne grâce aux partenaires privés mais aussi à la volonté farouche des membres de l’équipe du CIFF. « Les 5 millions qu’on nous avait donné sont déjà utilisés.
Maintenant, le festival ne fonctionne que par nos poches », précise­t­il.
Pour rappel, ce n’est pas la première fois que le milieu de la culture est confronté à de telles situations. Déjà lors de la première édition du Festival International du Film Comorien, du Festival d’Art Contemporain mais aussi de la 2e édition du Festival Gastronomique, une partie des fonds publics alloué à ces évènements a été détourné sans que le ministère de tutelle e n’apporte la moindre explication.
Mohamed Youssouf