Pétrole et gaz aux Comores :“Il est temps de tirer la sonnette d’alarme”


Par , le dans l'actualité comorienne
Pétrole et gaz aux Comores :“Il est temps de tirer la sonnette d’alarme” Fait récent, le Consortium Safari-Western est, de plus en plus, sûr que les réserves en pétrole risquent d’être plus importantes que les données fournies ou disponibles. Le peu de regard porté par les pouvoirs publics et la société civile laisse s’installer des pratiques qui risquent de nous engluer dans des systèmes incontrôlables. Pendant que les recherches évoluent, les groupements installés acceptent de financer des projets communautaires et des formations pointues dans le domaine. Les financements sont débloqués, mais l’usage qui en est fait laisse perplexe...


Le pétrole et le gaz dans les eaux comoriennes, tout le monde en parle. Mais peu savent que les choses s’accélèrent en catimini. Les alternances politiques rapides, l’absence d’un ministère plein qui se penche sur le sujet, laisse le Bureau de géologie piloter à vue et à sa guise un secteur hautement stratégique.

Le peu de regard porté par lles pouvoirs publics et la société civile laisse s’installer, peu à peu, des pratiques qui risquent de nous engluer dans des systèmes incontrôlables. Pendant que les recherches évoluent, les groupements installés acceptent de financer des projets communautaires et des formations pointues dans le domaine.

Les financements sont débloqués, mais l’usage qui en est fait laisse perplexe. Pour plus de six cent mille dollars débloqués, par exemple, par le Consortium Western et Safari au Bureau géologique des Comores (Bgc) pour des programmes communautaires, des formations et le bonus à la signature, on en justifie moins de… quarante mille. C’est dire qu’il est temps de tirer la sonnette d’alarme.

Dans des publications observées dans le domaine public, les sociétés d’exploration Bahari et Discover, contrôlées par le Groupe Carlyle Financial, espèrent détenir 50 milliards de pieds cubiques ou 7 milliards de barils dans deux perspectives de prospection «prêt à forer» au sein de leurs licences de 17.853 km2 en eau profonde des Comores.

Fait récent, le Consortium Safari-Western est, de plus en plus, sûr que les réserves en pétrole risquent d’être plus importantes que les données fournies ou disponibles.
Il est donc temps de prendre les choses au sérieux.

Ahmed Ali Amir