Le ministère des transports s’offusque sur une flambée injustifiée


Par , le dans l'actualité comorienne
 Le ministère des transports s’offusque sur une flambée injustifiée La hausse vertigineuse des billets de transport aérien et maritime inter-îles fait sortir le
ministère des transports de sa réserve. Le secrétaire général du ministère a condamné dans un point de presse tenu ce mercredi cette flambée inexpliquée des tarifs de billets et appelle les compagnies à la raison.
Le ministère de transport hausse le ton face à une flambée des billets de transport inter-îles constaté ces derniers temps. Dans un point organisé par le secrétaire général du ministère en présence du délégué en charge des transports et le directeur général des affaires maritimes, ils se sont indignés par cette hausse « unilatérale et inexpliquée » comme l’a fait comprendre Mohamed Dhakoine secrétaire général du ministère.
Selon lui, cette augmentation soudaine des prix des billets inter-îles est contraire au code du transport du pays qui « oblige les compagnies aériennes et maritimes à déposer leurs propositions de programmes de vol et leurs grilles tarifaires aux autorités compétentes pour validation », fait-il savoir.
A l’entendre c’est une compagnie aérienne desservant l’inter-île qui applique un tarif jugé déraisonnable, les armateurs des ferries reliant les îles lui emboitent le pas et font grimper à leur tour les tickets. « Cette hausse n’est pas justifiée dans la mesure où, les taxes ne sont pas élevées et que l’Etat n’a pas levé les facilités accordées aux compagnies locales » explique Abdoulhad Mouhoussoune directeur du transport maritime.
« Le trafic national est un domaine réservé à l’Etat. Il y a deux ans le ministère des transports a fait un rabat des taxes pour justement permettre à ces compagnies de continuer à assurer le service public », a-t-il expliqué.
A l’en croire, le chef de l’Etat avait consenti beaucoup d’efforts avec des mesures d’allègement pour encourager le secteur.
Le directeur du transport maritime avance que les compagnies maritimes inter-îles sont bien loties par rapport autres. Elles sont facturées trimestriellement par forfait pendant que les autres armateurs sont facturés par chaque touchée des quais de nos ports. De même pour les compagnies aériennes domestiques, qui sont exemptées de la taxe de CTA, contrairement aux compagnies internationales : « tout cela pour que ces taxes
ne se répercutent pas sur les billets », a-t-il indiqué.
Au ministère des transports on brandit la menace de prendre des mesures contraignantes si ces compagnies persistent sur cette tendance haussière. Une compagnie incriminée ferait payer aux voyageurs 93.000 fc pour un aller-retour Anjouan-Moroni, alors que le tarif initial était de 63.000 fc. Pour les bateaux, les compagnies
peuvent aller jusqu’à 17.000 fc au moment où la direction avait fixé un seuil à ne pas dépasser de 15.000 fc.
Moulida Mbaé