Les enseignants sont en grève. Ils réclament leurs 2 mois d’arriéré de salaire


Par , le dans l'actualité comorienne
Les enseignants sont en grève. Ils réclament leurs 2 mois d’arriéré de salaire Les enseignants ont observé depuis hier mardi un arrêt de travail de 72 heures. Ils
réclament la reprise de la régularité des salaires.
Encore une fois, les enseignants montent au créneau. Depuis hier mardi, les enseignants ont observé un arrêt de travail de 72 heures. Ils réclament la reprise de la régularité des salaires mais leur traitement par l’Etat.
« On a assez attendu. Nous avons attendu une réaction du gouvernement sur le paiement de nos salaires mais en vain. C’est pourquoi nous avons décidé d’intervenir et leur montrer que nous aussi, on existe », déclare Abdou Oussein Mramboini, le secrétaire général du Syndicat National des Professeurs Comoriens (SNPC).
Cette initiative intervient suite à une Assemblée Générale qui a eu lieu à Ngazidja suivie par Anjouan et Mohéli. « Les 72 heures d’arrêt de travail se font dans les trois îles et c’est le droit absolu du fonctionnaire de réclamer ses droits », poursuit-il.
Le secrétaire général du SNPC a annoncé la reprise des cours le vendredi prochain mais qu’ils ne comptent pas baisser les bras s’il n’y a pas de changement. « Nous allons reprendre les cours ce vendredi. Mais s’il n’y a pas de changement, nous nous dirigeons directement vers une grève », prévient Abdou Oussein Mramboini, avant
d’ajouter que « je suis prêt à aller jusqu’au bout pour réclamer les droits de l’enseignant ».
Une autre question, ces derniers temps, une rumeur circule faisant état de l’intention du gouvernement de mettre les deux mois d’arriéré salaire dans la dette intérieure du pays. Le secrétaire général ne va pas par quatre chemins sur cette question. « Si l’Etat décide de mettre ces deux mois dans la dette intérieure, c’est-à- dire qu’il n’y a pas de fonctionnaire et pas de travail. Nous n’allons pas faire un préavis de grève mais c’est la grève d’office », martèle-t-il. A l’heure où nous bouclions ce numéro, un préavis de grève est déjà rédigé prêt à être envoyé au ministère e de l’éducation nationale et au commissariat en charge de l’éducation.
Mohamed Youssouf