Les conseillers en session extraordinaire ce matin


Par , le dans l'actualité comorienne
Les conseillers en session extraordinaire ce matin Une nouvelle session extraordinaire du conseil de l’île de Ngazidja est convoquée ce matin par le gouverneur Mouigini Baraka Said Soilihi. Tout laisse croire que cette fois-ci sera la bonne à entendre un haut responsable du parti UPDC, proche du pouvoir : « il n’y aura pas de bras de fer », a-t-il déclaré, se rappelant de la session précédente qui s’est terminée en queue de poisson.
Vingt-quatre heures après sa rencontre avec la notabilité de Ngazidja, Mouigni Baraka Said Soilihi, le gouverneur de l’île, vient de convoquer une nouvelle fois en session extraordinaire les conseillers de l’île.
Cette session se consacrera à l’élection du président du conseil et des membres du bureau, à l’adoption le règlement intérieur et à la désignation des trois conseillers devant représenter l’île à l’assemblée nationale.
Est-ce un retour à la case départ ? En tout cas, les conseillers de la coalition formée autour de l’UPDC continuent à exiger l’examen du règlement intérieur avant toute élection. « Certes l’article 1er du règlement intérieur stipule que dans les 6 jours qui suivent l’investiture, le doyen d’âge fait procéder à l’élection du président du conseil de l’île », a indiqué Miftahou Attoumani (UPDC).
Citant toujours le règlement intérieur, il poursuit : « son article 5 stipule que les membres du bureau sont élus pour un an renouvelable à la fin de la session budgétaire, c’est-à-dire en septembre. D’où la nécessité de modifier le règlement intérieur avant de procéder aux élections ». Et le conseiller Miftahou d’ajouter : « dans le cas contraire, c’est une violation de l’article 13 de la constitution et du règlement intérieur ».
De son côté, le conseiller Inoussa Hamidou (coalition UPDC) dit n’avoir pas été informé officiellement de cette session alors qu’un haut responsable de l’UPDC laisse croire qu’il n’y aura pas de blocage, cette fois.
La rencontre de lundi avec les notables aura-t-elle produit l’effet escompté ? Ce membre l’UPDC proche de BeitSalam répond par la négative, estimant qu’un bras de fer prolongé serait contreproductif pour leur parti. « En politique, il faut savoir dire, à un moment, oui ou non, nous avons tout fait pour que Mouigni Baraka ne bascule pas dans l’extrême, il a bien montré hier (lundi, ndlr) de quel côté il est ».
A en croire ce responsable UPDC, la messe n’est pas dite. Une rencontre qui réunira la coalition UPDC serait déterminante pour l’avenir du gouverneur et son parti dans la mouvance présidentielle.
Est-ce à dire qu’n n’est pas loin de revenir au fameux conflit des compétences d’antan qui a longtemps paralysé le pays ?
Maoulida Mbaé