Le conseil municipal de Moroni en session extraordinaire : Juwa a refusé d’y assister


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Le conseil municipal de Moroni en session extraordinaire : Juwa a refusé d’y assister Le conseil municipal de Moroni a été convoqué, hier mercredi, en session extraordinaire par Mohamed Daoud alias Kiki, élu maire le 4 avril dernier dans des conditions pour le moins controversée. A l’ordre du jour de la session, la mise en place des bases juridiques de la commune.
Mohamed Daoud alias Kiki a convoqué son conseil en session extraordinaire, hier mercredi. Seuls 35 des 53 conseillers municipaux de la capitale étaient présents. Dans les faits, 17 des conseillers sur les 35 élus au suffrage universel y ont pris part.
Les 18 conseillers du parti Juwa et de la liste Moroni ya lewo na Mawudu ont refusé d’assister au conseil, en attendant une décision de justice suite à leur recours en annulation de l’élection de Kiki. Ce dernier a préféré passer outre, en s’appuyant sur le vote controversé des 18 chefs de quartier nommés par le ministère de l’intérieur.
« Les mairies existaient mais n’étaient pas installées légalement. Aujourd’hui, c’est l’occasion de nous réunir et apporter une nouvelle approche de notre mairie dans les règles », a déclaré Mohamed Daoud.
L’ordre du jour de cette session extraordinaire du conseil municipal portait sur 5 points. Il était question d’adopter le règlement intérieur de la commune, mettre en place les commissions et les bases juridiques devant régir la mairie, créer la police municipale, organiser l’administration etc.
Il faut noter que pour cette session extraordinaire, 35 conseillers municipaux seulement (y compris les 18 chefs de quartier) sur les 53 que compte la commune ont pris part aux travaux.
« Avec 35 conseillers municipaux présents, le quorum est atteint », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « les autres ont reçu les invitations mais ils ne sont pas venus ; pour quelle raison ? ».
La session va durer trois jours et les conseillers municipaux présents vont continuer à travailler en l’absence des 18 conseillers élus, qui eux, se prévalent d’avoir la majorité, en excluant tout vote des chefs de quartier.
Mohamed Youssouf