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L'UA salue l'évolution de la situation ...

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L'UA salue l'évolution de la situation ... Le chef de la division de gestion des conflits de l'Union africaine (UA), El Ghassim Wane, a salué dimanche à Moroni l'évolution de la situation politique aux Comores après le renversement du président autoproclamé de l'île autonome d'Anjouan, du colonel Bacar.

«Nous nous réjouissons du rétablissement de l'ordre à Anjouan et du processus électoral en cours dans l'île», a-t-il affirmé au cours d'un entretien avec la PANA.

M. Wane fait partie d'une mission internationale d'évaluation de la situation politique aux Comores qui séjourne à Moroni depuis le 14 mai.

«Nous avons rencontré tous les acteurs impliqués dans le processus en cours dont le déroulement est entièrement satisfaisant», a-t-il dit.

«Cela nous a permis d'avoir une meilleure idée de l'accompagnement qui doit être celui de la communauté internationale pour les Comores en cette période de post-conflit», a jouté M. Wane.

La mission internationale est composée des représentants de l'UA, de la Ligue des Etats arabes, de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), de la Commission de l'Océan indien et des Nations unies.

Moroni - 18/05/2008

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Gao Hucheng aux comores

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Un accord de coopération économique et financière sera signé samedi après-midi avec le gouvernement comorien, ont indiqué les mêmes sources, à l'issue de deux rencontres, l'une de Gao Hucheng avec le ministre comorien des Relations extérieures, Ahmed Ben Saïd Jaffar, et l'autre entre des hommes d'affaires chinois et cmoriens.

Le ministre chinois sera en audience par le président de l'Union des Comores, Abdallah Sambi, en début de soirée.

Après l'inauguration de la nouvelle aérogare de l'aéroport internationale Moroni Prince Saïd Ibrahim financée par Pékin, la délégation chinoise consacrera le reste de la journée de dimanche à des visites à quelques-unes des infrastructures réalisés par Pékin.

Moroni - 17/05/2008

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les députés manifestent

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Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a annoncé jeudi à la Réunion que le gouvernement français agirait "en concertation avec les Comores pour que le droit s'applique" concernant le colonel Bacar dont la demande d'asile en France a été rejetée.

"L'Etat français a pris acte du refus de droit d'asile au colonel Bacar qui ne peut pas être renvoyé aux Comores", a déclaré Yves Jégo au cours d'un point presse à l'aéroport de Gillot, en transit pour Mayotte et les Comores.

L'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) a rejeté la demande d'asile déposée par l'ex-président déchu d'Anjouan, tout en excluant qu'il puisse être expulsé vers les Comores en raison des risques de persécution.

Les députés comoriens manifestent leur hostilité aux méthodes françaises.

Les parlementaires comoriens, toutes tendances politiques confondues, ont pris part, jeudi, à une marche de protestation contre l'arrivée aux Comores de M. Yves Jégo, secrétaire d'Etat français chargé de l'Outremer qu'ils ont qualifié de "ministre français des colonies", brandissant des banderoles hostiles à la politique française dans l'archipel des Comores.

Des députés de l'assemblée de l'île de la Grande Comores se sont également joints à cette manifestation initiée par des députés de l'Union.

Refus français d'extrader Mohamed Bacar accusé notamment de crimes contre l'humanite: une veritable "honte" pour la France

Le ministre de la Justice de l`Union des Comores, Mourad Said Ibrahim, avait vivement dénoncé la décision de la France d`accorder l`asile politique à deux proches de Mohamed Bacar, président déchu d`Anjouan (Comores), jugeant que "les dés étaient pipés" dans cette affaire.

"Cette décision est celle de la honte", avait déclaré M. Said Ibrahim. "Je devine que Mohamed Bacar et son frère bénéficieront de ce grand boulevard que leur ouvre l`Etat français (...) les dés sont pipés" dans cette affaire, a-t-il ajouté.

"Je lance un appel à ceux qui veulent avoir l`asile en France: il suffira de se rendre à Mayotte avec des armes; un avion Transall de l`armée française vous amène ensuite à La Réunion d`où l`Ofpra vous remet une carte de résident. Et ceux qui ne l`obtiennent pas, on leur trouve un autre pays d`accueil", avait ironisé le ministre comorien.

L`Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a accordé l`asile politique à des collaborateurs du colonel Bacar. Et la France refuse d'extrader le criminel Bacar aux Comores.

La france avait exfiltré Mohamed Bacar des Comores lors de l'assaut des soldats comoriens et de l'UA

Le parlement de l'Union des Comores avait déjà mis en cause l'exfiltration, par la France, vers Mayotte du président déchu de l'île d'Anjouan pour le "soustraire à la justice comorienne".

M. Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 a été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine, a été renversé lors d'une opération militaire comorienne et Union africaine et s'était réfugié à Moyotte le 26 mars, sous protection de la France.

La France a toujours soutenu Mohamed Bacar dont les exactions sur les populations lui vaut aujourd'hui un mandat d'arrêt international. Mais La France refuse de livrer ce dictateur et criminel à la justice internationale. Bacar a en effet permi à la France de mettre la main sur les ressources d'Anjouan. Mais selon de nombreuses sources tous les contrats offerts par Bacar à la France feront l'objet d'une revisitation.

Selon de nombreuses sources la France a joué sur les deux tableaux lors de l'arrestation du dictateur pour ne pas s'attirer les critiques internationales. Beaucoup ont dénoncé ce double jeu et cette hypocrisie française dans les crises en Afrique.

Les Comores exigent l'extradition de Mohamed Bacar, la France tergiverse encore.

Mohamed Bacar, 45 ans, avait pris le pouvoir à Anjouan, l'une des trois îles des Comores, en 2001. Il a été renversé par l'armée comorienne appuyée par l'Union africaine.

Mis en examen pour entrée irrégulière sur le territoire français et détention d'armes de guerre, lui et ses hommes ont été relaxés par les juges français en raison d'un "vice de procédure". Motif que la communaute africaine et internationale a qualifié de pretexte pour ne pas livrer Mohamed Bacar à la justice comorienne.

Cela vient encore une fois confirmer le soutien que la France a toujours apportée à Mohamed Bacar. Et actuellement, selon de nombreux observateurs, la France cherche le moyen de le sauver de la justice comorienne ou internationale.

L'Union Africaine devrait prendre des mesures visant à écarter la France lors des interventions militaires en Afrique, ceci dans le but de ne pas la laisser exacerber les conflits par le soutien qu'elle apporte toujours aux rebelles en Afrique francophone.

Une des ces plus grandes entreprises AREVA a été tout récemment mise en cause dans le soutien qu'elle apporte aux rebelles au nord du Niger (pour contrôler la production de l'Uranium du pays), son directeur a ainsi été expulsé du Niger ainsi que le responsable de la sécurité de la société. De même la radio RFI (media du gouvernement français) a aussi été suspendue au Niger et son envoyé spécial emprisonné depuis plusieurs mois.
Au Tchad, le rôle trouble des soldats français à l'est du pays est depuis longtemps dénoncé. Le principal chef rebelle du Darfour, Wahid el-Nour, qui refuse systématiquement de signer tous les accords de paix vie paisiblement à Paris.
En RD Congo, un soldat suédois a accusé des soldats français d'avoir torturé un prisonnier congolais en violation de toutes les règles internationales. En Centrafrique (dans le nord, à Birao...) les soldats français se livrent à toutes sortes d'exactions, dénoncées par les populations, mais qui n'a eu encore aucune réponse internationale ou africaine.

Le gouvernement de l’Union des Comores a exigé de la France l’extradition du colonel Mohammed Bacar. Ce dernier s’est réfugié à la Réunion, en territoire français, et Paris refuse encore de le livrer à la justice comorienne.... [Lire la suite]

Comores – France – Diplomatie

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Le parlement comorien contre la visite d’une mission française à Moroni

APA-Moroni (Comores) Dans un communiqué publié ce mercredi 14 mai, l’assemblée nationale des Comores « dénonce » la venue aux Comores du secrétaire d’Etat français à l’Outre-mer, Yves Jego, et demande « l’annulation pure et simple » de sa visite.... [Lire la suite]

La diaspora comorienne...

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Cette manifestation se tient à la veille de la visite à Moroni du secrétaire d’Etat français à la Coopération, M. Alain Joyandet, et de son homologue d’Outre-mer, M. Yves Jego.

« Les gouvernements successifs comoriens commettent la même erreur : vouloir négocier seuls avec les autorités françaises sachant que ces dernières usent de chantage, de corruption, d’actes de menaces contre les Comores », lit-on dans le communiqué.

La diaspora comorienne demande au gouvernement de l’Union « d’activer le Comité ad hoc (Comité des 7) de l’Union africaine sur la question de Mayotte » et de saisir les organisations internationales amies de « ce problème d’occupation d’une partie du territoire national par la France ».

Elle estime que « le gouvernement Sambi vient de se plier aux exigences du colonialisme français en acceptant la reprise des expulsions de Comoriens à partir de l’île comorienne occupée de Mayotte depuis le 1er mai courant ».

Selon la communauté comorienne de France, « toute action posée par l’exécutif de l’Union des Comores, à quel que niveau que ce soit, susceptible de mettre en danger l’intégrité territoriale et l’unité nationale des Comores, doit être considérée comme acte de haute trahison et jugée comme tel ».


IM/od/APA
14-05-2008... [Lire la suite]

comores/france

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Les événements survenus depuis mars 2008 ont confirmé aux yeux des Comoriens que la France, puissance mondiale, pratique la loi du plus fort envers les Comores, petit Etat insulaire.

Il s’agit en premier lieu de la fuite de Mohamed Bacar d’Anjouan et de l’accueil spécial qui lui a été réservé.


Comment comprendre et accepter qu’il n’ait pas été arrêté dès son arrivée à Mayotte et renvoyé à Moroni ? La France s’était pourtant engagée à appliquer les sanctions décrétées par l’Union Africaine contre une liste de personnes dont Mohamed Bacar ! Un tel manquement à la parole donnée illustre l’absence de sincérité de la France envers les Comores. Il devient dès lors évident aux yeux des Comoriens que les arguments français sur l’absence d’accords d’extradition entre les Comores et la France, sur la peine de mort aux Comores, ne sont que des simples justificatifs que l’on ne peut servir qu’à plus faible que soi ; que ces arguments confirment les thèses de ceux qui considèrent que la France protège un de ses serviteurs zélés, en somme le soutien français au séparatisme anjouanais

Il s’agit en second lieu du visa Balladur et des pressions françaises pour contraindre le Gouvernement comorien à lever son interdiction d’expulser de Mayotte ceux que la France considère comme étranger.

L’humiliation comorienne a atteint son paroxysme, lorsqu’un Ministre français exigeait des « mesures diplomatiques fermes » contre les Comores qui refuseraient d’accueillir leurs ressortissants expulsés de France. La loi du plus fort apparaît ici toute nue. Car enfin, aux yeux du Monde, c’est la France, qui maintient sous son administration un territoire comorien ; c’est la France qui piétine les nombreuses résolutions de l’ONU sur la question de l’Ile Comorienne Mayotte. Quand la France souligne que les mahorais veulent rester français, la réalité du constat n’enlève en rien le fait qu’il s’agit d’un tour de passe-passe. On n’a jamais vu de consultation fondamentale sur une partie d’un pays. Que nous sachions, malgré plusieurs dizaines d’années de lutte armée des indépendantistes et autonomistes, les Corses n’ont jamais été consultés sur la question de savoir s’ils veulent rester français ou non.

Parce qu’elle est face à plus faible qu’elle, la France renverse les rôles, elle accuse alors que c’est elle qui devrait être sur le banc des accusés avec son accueil d’un rebelle armé, avec son visa imposé dans un pays et qui génère tant de morts, avec sa consultation illégale programmée en 2009.

Il est vrai que le chantage sur l’aide et sur le torpillage des négociations Comores / FMI pour la suppression de la dette ont jusqu’ici donné des résultats. Il est vrai que les menaces l’ont emporté à chaque fois.

La question est de savoir jusqu’à quand le déni de justice et la politique du fait accompli tiendront

Messieurs les Ministres,

Quoique déplaisantes à vos yeux, ces vérités devaient être dites parce qu’elles traduisent les sentiments profonds de tout un peuple, qui même petit et faible en nombre et en ressources, n’en reste pas moins, un peuple comme tous les autres, un peuple digne qui ne renoncera jamais à ses droits, qui ne renoncera jamais, quelles que soient les circonstances, rapport de force, statuts, etc, quel que soit le prix à payer, à défendre sa dignité, son unité, son intégrité territoriale. L’Histoire de tous les peuples du Monde a connu des vicissitudes, nombre d’entre eux ont été opprimés par plus forts mais inexorablement, ils ont fini, avec le soutien d’autres peuples, par faire triompher le droit et la justice. Il en a été ainsi de la France, il en sera ainsi des Comores.

Messieurs les Ministres,

Même si tout indique que votre mission de haut niveau aux Comores est destinée à imposer le fait accompli à Mayotte, nous formulons le vœu de voir vos échanges avec le Gouvernement comorien évoluer et donner de la place aux droits, à la prise en compte des aspirations de tous, au respect mutuel afin d’ouvrir la voie à une solution judicieuse à la question de l’Ile comorienne Mayotte. Nous sommes convaincus, qu’avec un peu de bonne volonté, le génie de nos deux peuples permettrait de trouver une issue qui satisfasse les Comoriens qui réclament un droit inaliénable reconnu à chaque peuple du monde d’exercer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, qui prenne en compte les aspirations de nos compatriotes mahorais ainsi que les intérêts stratégiques de la France en tant que puissance présente dans la zone de l’océan indien. Il convient donc de trouver un compromis intelligent qui permettrait dans le respect du droit international, de satisfaire les différentes parties du conflit qui oppose la France et les Comores depuis 1975.
C’est dans cet optique que notre Comité a formulé le paradigme « UN PAYS DEUX ADMINISTRATIONS » et milite pour que le statut singulier de Mayotte soit le reflet fidèle des liens particuliers que les Comoriens ont tissé avec la France.

Mais pour ce faire, les discussions avec vos pendants comoriens devraient porter sur les questions de fond et non sur une aide illusoire ni sur une réglementation absurde de la circulation des biens et des personnes dans un même pays. Les intérêts bien compris de nos deux pays en dépendent. Agir autrement c’est préparer à nos deux pays des lendemains désastreux. Aller à l’essentiel dans vos échanges, c’est notre vœu, notre espoir et notre sollicitation.

Messieurs les Ministres,

Si les relations internationales sont dominées par la loi du plus fort, que deviendra le Monde ? Si les grands pays, membres permanents du Conseil de Sécurité, considèrent que les résolutions de l’ONU ne s’appliquent pas à eux mais uniquement aux petits pays quelles peuvent être les perspectives d’avenir ? Est-il raisonnable de croire que les pays faibles courberont éternellement l’échine ? Quel peut être dans ce contexte l’apport de la France ? Ne gagnerait-elle pas en crédibilité avec une solution courageuse et audacieuse de la question de l’Ile comorienne Mayotte.

L’Histoire de France, prouve s’il en était besoin que face aux grands défis, la France finit toujours par se doter de dirigeants hardis et clairvoyants qui osent aller à contre courant et qui parviennent à maintenir la France aux avant-postes de la démocratie et de la défense du droit. Puissiez-vous en être et contribuer à ouvrir une nouvelle page dans les relations entre nos deux pays.

Veuillez agréer, Messieurs les Ministres, nos salutations distinguées.



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