DECLARATION DU CANDIDAT DJAANFARI
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DECLARATION DU CANDIDAT DJAANFARI
Les Anjouanais, dans leur grande majorité m'ont encore témoigné de leur confiance en votant pour moi le 29 juin 2008 et ce, malgré la volonté du Président de l'Union, Abdallah Sambi, de tenir en échec cette victoire. A tous les Anjouanais, je présente mes sincères remerciements.
En effet, le Président Sambi a choisi de mettre à la disposition de mon adversaire Moussa Toybou tous les moyens matériel, financier et humain de l'Etat pour l'aider à mettre en place une machine de fraudes.
Comme insatisfait, Sambi s'est acharné pour porter atteinte aux institutions de la république, y compris la seule Cour habilitée à statuer en dernier ressort sur le contentieux électoral ; en d'autres termes, la Cour Constitutionnelle.
J'estime, en vertu du respect du droit, que la validation de ma victoire à l'issue du scrutin du 29 juin 2008 ne souffrira de rien étant donné le constat désagréable sur les irrégularités flagrantes commises par les partisans de Moussa Toybou.
Je suis déterminé à poursuivre toutes les voies juridiques pour défendre la démocratie et notre victoire.
Il est inadmissible de rester insensible sur les agissements irresponsables de Sambi, notamment sur les contre vérités, les détournements, les corruptions dont il se fait le champion depuis deux ans.
Dans ces conditions, on serait tenté de s'interroger sur sa différence avec le régime de Mohamed Bacar que nous avons tant combattu.
Il est inacceptable d'assister, indifférent, au piétinement de notre constitution, aux humiliations du Parlement, des magistrats et de la Cour Constitutionnelle.
Les projets de loi du Président Sambi doivent faire l'objet d'une attention particulière, surtout, ceux relatifs à la modification du code de la nationalité afin de faire bénéficier la nationalité aux familles arabes (chiites perses). Si un tel projet était adopté, cela constituerait incontestablement une grave menace pour notre islam tolérant de rite chaféite.
Le président Sambi engage le pays dans la voie de l'instabilité politique aux conséquences fâcheuses inquiétantes et dramatiques.
Au terme de ces constats, malheureusement, négatifs, j'appelle toutes les forces vives de la nation à :
- défendre le droit et le retour à la légalité institutionnelle du pays ;
- être solidaire de la Cour Constitutionnelle de l'Assemblée Nationale ;
- refuser et à dénoncer la dérive totalitaire de Sambi.
J'appelle également la communauté internationale qui a toujours accompagné notre pays dans ses moments les plus critiques à :
- mesurer le poids des conséquences dans la volonté du chef de l'Etat à porter atteinte aux institutions de l'Union ;
- défendre le droit international ;
- veiller au respect de la démocratie.
Vive Anjouan dans l'Union des Comores et vive la démocratie aux Comores.
MOHAMED DJAANFARI
actu-com
Le: 02/07/08

