Le corps sans vie d’un jeune homme de 26 ans a été découvert ce matin dans un quartier de Moroni.
C’est vers 5h30 du matin qu’un appel téléphonique a alerté la police nationale de cette découverte macabre. Arrivé sur les lieux, les policiers ont retrouvé le défunt, un lacet rouge de chaussure au cou, pendu sur la branche d’un arbre se trouvant au milieu d’un garage situé non loin de son domicile familial.
« Il était pendu verticalement faisant face au côté ouest de la route », nous décrit l’officier Nassuf Kaissane, du commissariat central de Moroni. « Nous avons tout de suite informé le procureur de la République qui est venu sur place, il a ensuite appelé un médecin. La gendarmerie s’était également présentée et ensemble nous avons procédé aux premières constatations. Après quoi, le procureur a ordonné le transfert du corps à l’hôpital El-Maarouf pour examens et autopsie », ajoute cet officier de la police nationale.
Il était 11 heures, lors de notre passage à l’hôpital El-Maarouf, un médecin légiste de ce centre hospitalier national, nous a indiqué qu’ils n’avaient pas encore effectué cette opération n’ayant encore était saisi pour cela.
La victime, Ediamine Hamza, 26 ans, originaire de l’île de Mohéli, natif du quartier Mouzdalifa à Fomboni, vivait dans ce quartier de Maahadi à Moroni avec sa famille depuis quelques années déjà. Sans travail, ce jeune homme aidait seulement ses proches ainsi que son voisinage à accomplir certaines occupations quotidiennes. « Il allait au marché pour acheter des marchandises pour sa famille qui tienne une petite échoppe ici », nous a dit un homme habitant dans le quartier. Selon lui, le défunt qui était plutôt réservé présentait des « troubles mentaux ». Une femme habitant dans la même cour que la famille du décédé, nous décrit, elle aussi, « un jeune homme réservé qui n’a jamais eu de problèmes avec le voisinage ». « Il tenait nos enfants alors qu’on allaient chercher de l’eau », raconte-t-elle.
Cette femme, comme tous les riverains, disent n’avoir rien entendu de suspect, aucun cri ni bruit, avant la découverte du corps de la victime au petit matin. Ceux qui ont emprunté ce chemin pour aller accomplir leur prière quotidienne de l’aube n’auraient rien remarqué.
Alors qu’est ce qui peut expliquer le suicide de Ediamine Hamza ? S’agit-il d’un acte d’un jeune désœuvré et sans espoir qui a préféré mettre un terme à sa vie? Aurait-il était tué par des inconnus avant d’être accroché sur cette branche pour dissimuler leur crime ? La police judiciaire poursuit son enquête pour essayer d’élucider la cause exacte de cette mort subite. Jusqu’à hier en début d’après aucune piste particulière n’était privilégiée pour expliquer cette affaire macabre.
Faissoil Abdou
(Malango)















