Aussitôt après le second tour, voilà que les partisans du pouvoir s’entre-déchirent à fleurets mouchetés. Me Fahmi, le ministre Ahmed Barwane et Soilih Mohamed Soilih, candidat malheureux à Moroni-Sud, se sont ligués sont le directeur général des douanes, Mohamed Daoudou, alias « Kiki de la République » comme l’avait surnommé l’ancien président Mohamed Taki Abdoulkarim. Le ministre aurait même menacé de rendre son tablier si Kiki n’est pas « inquiété » pour malversations publiques.
La mouvance serait-elle devenue un panier de crabes, une foire d’empoigne. Il est très tôt de le dire. Le président Sambi a intérêt à unir sa famille politique au risquer de payer lui-même les frais de cette fâcherie qui risque de se transformer en guerre de tranchées. Cette brouille pourrait, en effet, nuire à la cohésion gouvernementale : le ministre des Affaires étrangères avait ouvertement jeté son dévolu sur Soilih Mohamed Soilih en tant que candidat de la mouvance présidentielle, tandis que le ministre des Postes et télécommunications, Djaé Ahamada, ne s’empêchait pas de s’afficher avec les candidats Orange de Kiki. Le vice-président Idi Nadhoim a, lui-même, déjà choisi son camp, celui du patron des Douanes avec qui il partage une longue camaraderie au sein du parti Undc.
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