Après l’UA, voilà L’UE, Le CNT remporte une manche dans la bataille diplomatique

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Le Conseil National de Transition. Voilà la structure dont s’est dotée l’opposition comorienne, suite à la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 mars, remportée par le président sortant Azali Assoumani avec un score de 60%, selon la commission électorale.

Ce scrutin fut entaché par de graves irrégularités selon les missions d’observation nationales et internationales. L’Union Africaine et l’Union Européenne ont remis en question la crédibilité et la transparence de l’élection dans des déclarations distinctes.

De toute évidence, Azali Assoumani a perdu cette manche dans la bataille pour la reconnaissance internationale. A travers L’UE et ses 28 Etats, et l’UA et ses 55 Etats, ce sont 83 pays qui jettent le discrédit sur le scrutin. La Russie est le seul Etat a avoir félicité unilatéralement Azali.

Sur le plan intérieur, 12 candidats sur les 13 qui étaient en course, ont catégoriquement rejeté cette victoire et qualifient le scrutin de coup d’état électoral.

Le jeudi 28 Mars, le candidat Soilihi Mohamed « Campagnard » a annoncé la mise en place du conseil national de transition, ayant pour mission, régler la crise post-électorale, assurer une transition pacifique et préserver la paix, la stabilité et la cohésion nationale ».

L’ancien ambassadeur des Comores à l’ONU Soilihi Mohamed Soilihi « SMS » est le représentant du CNT à l’étranger. Suite à l’arrestation de « Campagnard », c’est son Numéro 2, l’ancien gouverneur de Ngazidja, Mouigni Baraka qui s’est exprimé pour appeler la population à des prières et recueillements, dans tous les chef-lieux du pays, pour la paix et en mémoire de ceux ayant perdu la vie.

Lorsqu’on interroge les membres du CNT sur la légalité de leurs actions, ils répondent qu’ils n’ont pas formé de gouvernement parallèle et ne se sont jamais comporté comme tel.

Leurs actions, selon eux, entrent dans le cadre de la désobéissance civile et pacifique. Si, d’ici au 04 Avril, le scrutin n’est pas invalidé, le CNT appelle les comoriens a des actions de boycott économique, pour impacter les recettes d’un gouvernement qu’il considère comme ayant perdu toute légitimité.

Alcomorya

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