Capitaine Ismail Bacar, l’homme qui salit la gendarmerie nationale des Comores

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La gendarmerie nationale des Comores est une force respectable, ayant en son sein de nombreux hommes à la réputation irréprochable. Mais malheureusement, elle abrite également un élément sulfureux dont le mauvais comportement ternit l’image de cette noble institution.

Capitaine Ismael Bacar! Son nom revient à chaque fois que la démocratie et l’état de droit sont piétinés aux Comores. Un homme, aux allures de loubard en uniforme et aux méthodes brutales, qui s’apparente plus à un chef de gang, plutôt qu’à un officier de police judiciaire. Il est de notoriété publique, qu’il prend un malin plaisir à humilier tout ceux qui tombent sous ses griffes.

Ce ne sont pas des accusations fallacieuses visant à ternir sa réputation, mais des faits étayer par plusieurs témoignages. Le journaliste Toufé Maesha a expliqué le mauvais traitement que ce bourreau lui a fait subir à la Gendarmerie. Il n’est pas le seul.

Le député Tocha Djohar , il y a quelques temps, a décrit lors d’une conférence de presse, les humiliations dont il a été victime, de la part du capitaine Ismail Bacar dans le camp militaire de Mde. Ce jeune homme n’a pas hésité a ordonné a Tocha, qui à l’age d’être son père, de se déshabiller devant tout le monde, avant de le jeter dans une cellule nu comme un ver où il fut tabassé.

Si c’est ainsi qu’il malmène un député adjoint et un journaliste, on ose imaginer quel genre de sévisses, il réserve aux citoyens ordinaires.

Lorsque l’armée est intervenue dans l’hémicycle pour installer Abdou Ousseni comme président de l’assemblée nationale, c’est également lui, Ismael Bacar qui était à la tête de l’opération. C’est lui en personne qui tordait le bras des députés d’opposition qui étaient majoritaires et les a enfermés dans l’enceinte, le temps que le coup de force soit effectué.

Lorsque les candidats à l’élection présidentielle 2019 ont voulu se rendre au Palais du peuple, lieu du dépouillement des bulletins c’est encore lui, qui les en a empêché,les traitants comme de vulgaires délinquants de droit commun. Homme de toutes les basses besognes, c’est comme s’il mettait un point d’honneur, a toujours être là où la démocratie est violée.

Mais les temps ont changé et les Comoriens, n’acceptent plus que des tortionnaires ternissent ainsi l’image du pays. Des membres de la diaspora ont pris l’engagement qu’au prochain dérapage du Capitaine Ismail Bacar, ils rentreront en contact avec l’ONG Amnesty pour que des procédures soient lancées à son encontre pour torture.

Rappelons que « La torture peut être physique (coups, maintien dans une position douloureuse, viol et autres violences sexuelles, par exemple) mais aussi psychologique (privation de sommeil ou humiliation publique, par exemple). »

Il est dans l’intérêt de tout un chacun que notre pays devienne un Etat de droit respectant scrupuleusement les droits de l’homme.

Nos gendarmes, qui font tant d’efforts pour être proches de la population et à leur service, ne doivent pas laisser quelques brebis galeuses ternir le blason de notre chère gendarmerie nationale des Comores.

Alcomorya

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