Environnement / Les ulémas et les magistrats en campagne contre les feux de brousse

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Pour mettre fin aux pratique des feux de brousse, la représentante du Pnud, Fenella Frost, appelle la justice à réagir avec des «peines correspondantes», car, selon elle, cela permettra de mieux atteindre les objectifs du millénaire concernant la lutte contre le réchauffement climatique. L’idée sera appréciée par les acteurs présents dont certains proposeront aux autorités compétentes de mettre en place une unité de garde-forestière.

Le ministre de la Justice, Mohamed Ousseine Djamalilaili, a réuni, lundi dernier à la faculté Imam Chafiou, les acteurs locaux impliqués dans les politiques de protection de l’environnement pour réfléchir aux enjeux liés aux feux de brousse. Jugée très importante, la rencontre a vu la présence du ministre de l’agriculture, Moustadroine Abdou, la représentante du Pnud, Fenella Frost, des Ulémas, des magistrats et d’autres acteurs du secteur. Cette réunion de concertation entre, selon Fenella Frost, dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques réunissant divers acteurs mondial dans plusieurs capitales. Aux Comores, le thème retenu dans cette rencontre est comment réagir en commun accord pour sur cette question liée au changement climatique en général, et en particulier sur l’épineuse question des feux de brousse qui, actuellement, font des dégâts dans le secteur agricole.

«A chacun ses responsabilités»

Evoquant d’importantes pertes enregistrées dans la région de Dimani où récemment des feux de brousse avaient ravagé plusieurs hectares, la représentante du Pnud a partagé l’urgence «de réagir pour la protection de l’environnement, et la sauvegarde de la forêt et de l’espace cultivable en particulier». «Ces feux de brousse qui ne s’appliqueraient que pour fertiliser la terre, et avantager la semence des bétails, sont des solutions très temporaires n’enregistrant habituellement que des pertes pour les agriculteurs. D’où l’urgence que nous nous donnions sur ce cas en travaillant avec les acteurs agricoles pour de trouver des alternatifs pérennes», a-t-elle insisté. Fenella Frost a ainsi appelé les autorités compétentes, notamment la justice, à réagir avec des «peines correspondantes» car selon elle, la loi des prévoit des peines. A l’en croire, cela permettra de mieux atteindre les objectifs du millénaire concernant la lutte contre le réchauffement climatiques. Pour sa part, le ministre de la Justice a tenu à exposer quelques résultats bénéfiques qui seraient enregistrés, une fois les travaux de préservation de l’environnement maintenus. Mohamed Ousseine Djamalilaili a fait part de l’augmentation de la production agricole et de l’élevage.

L’assistance a de son côté approuvé l’urgence de sensibiliser contre les pratiques négatives qui nuisent à l’environnement. Ainsi, l’enseignant Abdoulhakim Mohamed Chakir a rappelé qu’autrefois des surveillants forestiers étaient engagés par l’Etat pour sécuriser la forêt. «A l’époque les mesures étaient appliquées et chacun a assumé ses responsabilités», a-t-il fait savoir avant qu’un autre intervenant ne montre que l’environnement ne doit pas être à la portée de tout un chacun. «Certaines zones doivent être préservées», a-t-on proposé, demandant la mise en place d’une unité de garde-forestière.

Hamidou Ali
Alwatwan

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