« Fuir l’Union des Comores était une question de vie ou de mort. Il y a une milice qui me recherchait, mort ou vif »

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L’ancien candidat aux élections présidentielles, M. Achmet Said Mohamed, a dû fuir Ngazidja, après qu’il a été recherché par la police militaire des Comores. Introuvable au départ, le gouvernement a tout fait pour le faire sortir de sa cachette allant même jusqu’à arrêter sa femme.  Mais Achmet était conscient du danger qui l’attendait, et a préféré prendre un Kwassa pour se refugier à Mayotte.

Le voyage en mer a duré 18 heures. Le plus jeune des candidats et activiste du mouvement Hury, est arrivée à Mayotte la semaine dernière.

Lors d’un entretien qu’il a accordé au  journal Mayotte 1er,  M. Achmet a expliqué qu’il était recherché mort ou vif et qu’il fallait sauver sa peau et continuer le combat à l’extérieur de l’Union des Comores.

« C’était une question de vie ou de mort. Il y a une milice qui me recherchait, mort ou vif, j’ai dû fuir pour ne pas avoir à subir tout ce que subissent les militants de Hury, notre mouvement ; aujourd’hui tout le monde est persécuté, c’est la terreur qui règne donc pour pouvoir continuer à mener ce combat et faire savoir au monde entier ce qui se passe dans notre pays, il nous faut fuir », a expliqué  Achmet au Journal Mayotte 1er.

Les Comores traversent une crise depuis le 24 mars dernier suite à hold-up électorale organisé par le président Azali. Les opposant du régime sont arrêtés et torturés. Des journalistes croupissent en prison pour  avoir relaté des informations véridiques qui n’ont pas plu le pouvoir.   Les comoriens de la diaspora manifestent tous les dimanches pour demander la fin de la dictature et le retour d’un Etat de droit.

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