La cour constitutionnelle valide l’élection du président de l’assemblée nationale


Par , le dans l'actualité comorienne
La cour constitutionnelle valide l’élection du président de l’assemblée nationale La cour constitutionnelle des Comores a validé, hier lundi, l’élection du président et du bureau de l’assemblée nationale, la jugeant conforme au règlement intérieur de l’institution.
La haute juridiction a ainsi rejeté les deux requêtes en annulation déposées par quatre députés de l’opposition qui contestait la légalité du président de l’assemblée nationale et de son bureau.
C’est sans surprise que la cour constitutionnelle a déclaré conforme au règlement intérieur de l’assemblée nationale, l’élection du président et du bureau du parlement. Les députés de l’opposition qui avaient saisi la CC, jugeaient illégale cette élection ainsi que la formation des commissions parlementaires qui constitueraient une violation du règlement intérieur de l’assemblée.
Dans son arrêt rendu hier lundi, le juge du contentieux électoral a estimé non fondés « les griefs des requérants » et que, par conséquent, « l’élection du président et du bureau de l’assemblée est valide », pour citer le président de la cour au cours de la délibération.
Provoquant le rire de l’assistance formée en majorité des élus du parti Juwa et du PEC, le verdict a été diversement apprécié à la sortie de l’audience. D’aucuns accusent la cour de partialité.
« Je ne suis pas complètement abattu », a déclaré le député Fahmi Said Ibrahim (PEC) selon lequel la CC venait de porter un coup contre le pays. Avocat et homme politique, il s’est dit extrêmement étonné que la que la Cour aie invoqué dans sa délibération des motifs que les requérants (dont il fait partie) n’ont pas soulevés.
« Je me demande si vraiment mon ami Msaidié (ministre de l’intérieur, ndlr) n’avait pas raison de demander la dissolution de la Cour », a-t-il dit, ironisant quelque peu.
Pour l’avocat du parlement, Me Azade Mzé, c’est une satisfaction totale, soulignant qu’un procès n’a jamais
satisfait en même temps les deux parties. Il s’est réjoui de la sagesse des juges, disant son regret pour les huées qui ont suivi la lecture de l’arrêt de la Cour.
Il faut noter que deux conseillers de cour constitutionnelle ont volontairement quitté l’audience, en signe, croiton savoir, de protestation contre ce que certains ont appelé la partialité des arrêtés rendus.
Maoulida Mbaé