Arrivée de deux derniers générateurs de la MA-MWE


Par , le dans l'actualité comorienne
Arrivée de  deux derniers générateurs de la MA-MWE Si l’on en croit l’argentier du gouvernement, l’arrivée de ces deux générateurs va renforcer la capacité de production de Ma-mwe. Et de préciser que tous les accessoires nécessaires au fonctionnement de ces groupes sont déjà sur place, notamment les transformateurs, les câbles et les consommables (filtres à huiles,…;). «Avec une capacité de 5600 kva, la société Ma-Mwe va souffler un peu. Le gouvernement a rempli sa part du contrat, à savoir l’acquisition de ces groupes. Reste maintenant à la société de tenir ses engagements», a-t-il déclaré.

Ils sont enfin arrivés ! Ils, ce sont les deux groupes électrogènes d’une capacité de 4000 kva, soit 3,2 mégawatts, censés sortir le pays de l’obscurité dans laquelle il est plongé depuis plusieurs mois. Il était aux environs de 11 heures ce mercredi 19 août lorsque le cargo ayant transporté les deux générateurs s’est posé sur le tarmac de Hahaya. Il s’agit de la dernière cargaison d’un lot de trois moteurs attendus depuis le mois de ramadan pour relancer la capacité de production électrique de Ma-mwe, la société publique de l’eau et de l’électricité.
Les autorités nationales, présentes sur les lieux, ne boudaient pas leur plaisir de réceptionner le chargement. Ainsi le vice-président chargé des Finances, le directeur général de Ma-mwe et l’administrateur de la Banque africaine de développement (Bad) ont-ils chaudement félicité le directeur de l’Energie, parti quelques jours plus tôt à Abu Dhabi pour négocier le transport de ces moteurs.
Selon Mohamed Ali Soilihi, ce programme d’urgence pour l’énergie s’inscrit dans le cadre des engagements du chef de l’Etat, Ikililou Dhoinine, qui, avec l’ensemble du gouvernement, travaille inlassablement pour trouver une solution durable à la question de l’énergie. Il a reconnu qu’à l’origine, le programme devait entrer en vigueur dès le mois de ramadan, mais «l’homme propose, et Dieu dispose», a-t-il regretté.
Si l’on en croit toujours l’argentier du gouvernement, l’arrivée de ces deux générateurs va renforcer sensiblement la capacité de production de Ma-mwe. Et de préciser que tous les accessoires nécessaires au fonctionnement de ces groupes sont déjà sur place, notamment les transformateurs, les câbles et les consommables (filtres à huiles,…;). «Avec une capacité de 5600 kva, la société Ma-Mwe va souffler un peu. Le gouvernement a rempli sa part du contrat, à savoir l’acquisition de ces groupes. Reste maintenant à la société de tenir ses engagements», a-t-il déclaré.
Le vice-président a rappelé que l’argent ayant servi à l’achat des trois groupes électrogènes provenait d’un don de la Bad ; le coût est estimé à 1.824.947 dollars, soit un peu plus de 800 millions de fc. C’est le Fonds arabe de développement économique et social (Fdes) qui a gracieusement pris en charge les frais de transport et d’installation à hauteur de 600.000 dollars.
Pour Siti Kassim, ministre de l’Energie, la pénurie d’eau qui continue de sévir à Moroni est aussi liée au problème d’électricité. «Et étant donné qu’on a déjà trouvé une solution à la question de l’énergie, l’approvisionnement en eau de la capitale et ses environs redeviendra bientôt régulier», a-t-elle dit. Et d’annoncer l’arrivée d’une équipe de la Bad pour aider la société nationale de production d’électricité à mieux se prendre en charge.
De son côté, le gouverneur de Ngazidja, Mougni Baraka, a remercié le gouvernement pour ses multiples efforts afin de «sortir les Grand-comoriens de tous ces problèmes liés à l’énergie». Il appelle les Comoriens à oublier «toutes ces souffrances qu’on a tant endurées pour se remettre enfin au travail et promouvoir le développement socio-économique du pays».
Pour Mohamed Mkandzile, directeur de l’Energie, Ma-mwe dispose aujourd’hui d’une capacité de 4,5 mégawatts, soit 13 mégawatts sur les 14 recommandés. «A partir de la semaine prochaine, avec l’installation des deux nouveaux groupes, nous serons en mesure d’alimenter l’ensemble de l’île de Ngazidja», a-t-il dit.

Ali Abdou