Affaire des clous de Bandar es Salam : Les coupables seraient éligibles à la peine de mort


Par , le dans l'actualité comorienne
Affaire des clous de Bandar es Salam :  Les coupables seraient éligibles à la peine de mort Réunis en conférence de presse conjointe, Ridja et Radhi ont ténu à dénoncer vivement ce qu’ils qualifient d’apologie au terrorisme et à la banalisation de l’acte perpétré à l’aéroport de Mwali lundi 19 février dernier. Pour le secrétaire général du parti Ridja, “ceux qui se réjouissent ou qui trouvent des justifications à cette tentative d’attentat sont assimilables aux auteurs”. Rappelons que certaines personnes sont actuellement dans les mains des forces de l’ordre et l’enquête se poursuit. Pour les deux leaders, les politiciens ne doivent pas s’auto-accuser à moins d’avoir des éléments de preuve.



Avant-hier samedi, s’est tenue une conférence de presse au restaurant Cœlacanthes dont l’objet consistait à dénoncer les déclarations de certains politiques qui trouveraient des circonstances atténuantes à l’acte de déversement de clous à l’aéroport de Mwali.

Les conférenciers à savoir l’ancien ministre de l’Intérieur, Houmed Msaidié et le secrétaire général du parti Ridja, Ahamada Mohamed Baco, ont tenu à se dissocier du volet judiciaire pour concentrer leur désolation sur ceux qui essaieraient de justifier ce qu’ils qualifient de



tentative d’attentat contre le président de la République et sa délégation. Pour l’ancien ministre, nous sommes là pour nous insurger contre l’apologie du terrorisme parce que certains tentent de justifier cet acte gravissime. C’est une honte que des politiciens responsables expliquent que cette tentative d’attentat est le résultat de la gestion du gouvernement.


Rappelons que des arrestations ont eu lieu et que les principaux accusés sont transférés à Moroni depuis vendredi dernier. En parlant d’arrestations, les coupables de cet acte seraient



éligibles à la peine de mort, à en croire un des conférenciers. Les actes de cette nature ne sont pas régis par le code pénal mais plutôt par une loi spéciale de 1980. Nous n’avons pas aboli la peine de mort et les coupables de cette tentative d’attentat y seraient éligibles. Il y a eu un début d’exécution mais pour des raisons indépendantes à la volonté des auteurs, l’action a heureusement échoué. N’oublions pas qu’ils projetaient de tuer éventuellement des Comoriens, a tenu à justifier Me Ahamada Mohamed Baco.