Djaé Ahamada Chanfi : «L'Ua accompagne mais n'impose pas»


Par , le dans l'actualité comorienne
Djaé Ahamada Chanfi : «L'Ua accompagne mais n'impose pas» Ramtane Lamamra a rencontré Azali Assoumani hier avant de commencer son périple devant le mener à rencontrer aussi bien les acteurs de la société civile que des politiciens de tous bords. Beit-salam et l’Union africaine conviennent que cette nouvelle mission entre dans le cadre d’une volonté d’amorcer un dialogue devant mettre en œuvre les dispositions de la nouvelle loi fondamentale.


«L’Union africaine n’est pas venue pour imposer une volonté. Elle aide et accompagne ses pays membres, lesquels sont souverains donc susceptibles d’amorcer des réformes et de prendre des mesures d’une grande importance sans ingérence», a précisé hier le conseiller diplomatique du chef de l’Etat, Djaé Ahamada Chanfi en allusion à la nouvelle mission de l’Union africaine à Moroni. Arrivée mardi 11 septembre dans le pays, la mission de l’Union africaine (Ua), conduite par Ramtane Lamamra et composée de quatre émissaires, a rencontré le président de l’Union, Azali Assoumani, hier matin à Beit-Salam. Selon le chef de la délégation qui séjourne dans le pays jusqu’au 16 septembre, cette visite aux Comores s’inscrit dans le cadre d’une promotion du dialogue entre les différents acteurs de la société comorienne. «C’est une mission d’écoute et d’informations dans le but de promouvoir les discussions entre les différents acteurs.



Nous voulons aider pour que, à la faveur d’un dialogue, nos frères et sœurs comoriens puissent bénéficier des faveurs d’une société harmonieuse, homogène, conduisant à un système démocratique et inclusif et garantissant la volonté du peuple et les droits fondamentaux des citoyens», a déclaré Lamamra à la sortie de son entrevue avec le chef de l’Etat. À en croire l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères, «l’Union africaine se réjouit de répondre à l’appel qui consiste à faire tout son mieux afin d’aider. Notre rôle est d’aider pour le lancement d’un dialogue fructueux, productif et prônant les dépassements des difficultés et des divergences et à la réunion des conditions pour un avenir prometteur pour toute la Nation comorienne».


Pour le conseiller diplomatique d’Azali Assoumani, tout le monde doit savoir que la venue de l’Union africaine ne présume en rien une volonté d’imposer une conduite ou des décisions. «L’Union africaine n’est pas venue pour imposer une volonté. Elle aide et accompagne ses pays membres, lesquels sont souverains donc susceptibles d’amorcer des réformes et de prendre des mesures d’une grande importance sans ingérence. La venue de cette délégation fait suite à la rencontre entre le président de la République et celui de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki, en marge du sommet sur la coopération sino-africaine de Beijing du début du mois», raconte Djaé Ahamada Chanfi. Ce dernier confirme que Lamamra est aux Comores seulement pour écouter les acteurs de la société civile, les politiciens du pouvoir comme ceux de l’opposition avant «de revenir exposer ses conclusions au chef de l’Etat, Azali Assoumani, lequel prendra les dispositions nécessaires par la suite».