Quand spontanément, Me MZIMBA et l'ancien vice-président DJAAFAR, deviennent des patriotes


Par , le dans l'actualité comorienne
Quand spontanément, Me MZIMBA et l'ancien vice-président DJAAFAR, deviennent des patriotes Dans le désordre où le président AZALI a plongé les Comores depuis 2 ans, l'opposition essaie tant bien que mal de faire de garder la tête hors de l'eau, mais hélas le rouleau compresseur est devenu très fort, au point que les ténors de l'opposition se retrouvent derrière les barreaux et certains sur le point d'être arrêtés. Au-delà de cette résistance, certaines voix dissonantes se lèvent ici et là, pour dénoncer la violation des institutions, la torture dont sont victimes les prisonniers politiques et la justice clientéliste qu'y règne au pays. Ces voix dissonantes sont paradoxalement portées par le bâtonnier au tribunal d'instance de Moroni, Me Ibrahim Ali MSIMBA et l'ex-vice-président DJAAFAR.

Mais que dire de ces deux personnalités? A par que, tout simplement le pays est orphelin et les comoriens sont abandonnés depuis 1978 à nos jours. Comment dire qu'hier le même vice-président a soutenu les assises organisées en début d'années par le gouvernement ? Et curieusement, une fois qu'il a compris que son ami d'hier, le président AZALI projette de supprimer les fonctions de vice-président après le référendum du 30 juillet, portant modification à la constitution, il fait connaitre sa bonne conscience. Ainsi, se sentant menacé ... Toute suite, son intérêt pour le pays, la démocratie et la justice ont fait surface comme un volcan en éruption et commencé à dénoncer le même régime qui, pendant 2 ans, il l'a soutenu sans réserve. En somme la rupture était consommée uniquement dans le seul but de défendre ses propres intérêts. Alors il est où le patriotisme de M.DJAAFAR ?
Comme le vice-président, Me MZIMBA a suivi la même trajectoire. Ayant l'ADN du parti politique au pouvoir, la CRC, il s'est toujours identifié comme étant de la majorité présidentielle, jusqu'à la décision du président AZALI qui supprimait la cour suprême, le bâtonnier n'a pas hésité à rassembler ses pairs auprès du président AZALI, afin d'apporter leur soutien au chef de l'état. La question est de comprendre pourquoi à ce moment là, il n'a pas éprouvé la nécessité de dénoncer cette décision controversée ou la procédure illégale qui a place l'ancien président SAMBI derrière les murs depuis 5 mois. C'est bien la même chose que DJAAFAR, M.MZIMBA a eu la révélation au lendemain du vote de la levée de l'immunité parlementaire de trois députés de l'opposition. Dans sa vidéo MZIMBA s'est mué en défenseur du droit, de la morale et de l'humanisme. En effet, il y a une explication à cette nouvelle repentance : Selon une source proche du bâtonnier, AZALI serait entrain de muser sur un autre leader de la région de Mbadjini à la place son copain Me MZIMBA. Alors pour défendre ses intérêts, MZIMBA devient le pourfendeur du régime dictatorial d'AZALI. Cette façon de faire de la politique de la part du bâtonnier corrobore avec l'idée que M.KIKI, ministre de l'intérieur se fait : « Vous devriez comprendre qu'il m'arrive souvent de ne pas tenir compte des avis juridiques de mon Directeur de cabinet, un juriste de formation, surtout si ses avis vont à l'encontre de ma vision » (Mohamed Daoudou, Ministre de l'intérieur, de l'information et de la décentralisation ».
Mais le peuple et la société civile ne sont pas dupes, ils ont compris que dans le pays, l'idéologie de base est le chacun a « son ventre ». Alors, le temps est venu pour que chaque comorien prenne ses responsabilités, ou disons que le temps de la manipulation et de l'exploitation des masses est bientôt révolu. Dehors tous les défenseurs du nihilisme !