140 millions KMF évaporés à la Banque de développement des Comores, une femme arrêtée


Par , le dans l'actualité comorienne
140 millions KMF évaporés à la Banque de développement des Comores, une femme arrêtée Estimé entre 130 et 140 millions de francs comoriens, le montant réel de cet argent évaporé dans les comptes de la Banque de développement des Comores (Bdc) sera déterminé par le juge d’instruction dans le cadre de ses investigations. Au sujet de la restitution de l’argent, l’avocate de la banque répondra que «les investigations peuvent déterminer l’endroit où a été placé cet argent. Dans le cas contraire, il faut attendre une décision définitive assortie d’une mesure exécutoire. Ce n’est qu’en ce moment que cet argent peut-être récupéré».


Victime d’un détournement présumé de fonds, perpétré par une de ses cadres, la Banque de développement des Comores (Bdc) a saisi la Justice. Une procédure pénale est engagée et la banque s’est constituée partie civile. «Après l’enquête préliminaire, l’affaire est déférée au parquet, une information judiciaire est ouverte», a déclaré hier l’avocate de la Bdc, Me Fatoumia Mohamed Zeina, selon qui l’information judiciaire est suivie d’un placement en détention provisoire de la présumée auteure de ce détournement. Interrogé sur cette mesure imposée à l’encontre de sa cliente, Me Youssouf Mohamed Hassane, avocat de l’auteure présumée de ce détournement, s’est réservé de tout commentaire.


Selon des sources proches du dossier, la somme détournée serait estimée entre 130 à 140 millions de francs comoriens. Me Fatoumia Mohamed Zeina a déclaré qu’»à l’heure actuelle, nous ne sommes pas en mesure de donner le montant exact du préjudice subi par la banque. L’investigation continue et c’est le travail du juge d’instruction qui déterminera le montant exact de l’argent détourné». L’avocate a soutenu que ce détournement a été constaté suite à une opération d’audit effectué à la banque. Par rapport à la restitution de cet argent détourné, Me Fatoumia Mohamed Zeina a ajouté que «les investigations peuvent déterminer l’endroit où a été placé cet argent, dans le cas contraire, il faut attendre une décision définitive assortie d’une mesure exécutoire. Ce n’est qu’en ce moment que cet argent peut-être récupéré».


L’avocate de la Bdc a ajouté qu’à l’état actuel de la procédure, aucune mesure de restitution, ou de confiscation des biens de l’auteure présumée de ce détournement ne peut être engagée ou envisagée.L’auteure ne peut être envisagée. L’auteure présumée de ce détournement est sous couvert du régime de présomption d’innocence. Placée en détention provisoire par le juge chargé du dossier, il y a tout juste dix jours, la présumée auteure de ce détournement se trouvait à la maison d’arrêt de Moroni quand elle apprenait le décès de son époux, un informaticien des douanes comoriennes, connu sous le nom d’Ahmed Cheihane. Selon le procureur de la République, «le parquet a pris les mesures nécessaires pour permettre à la veuve d’assister aux obsèques de son époux. Quant à la possibilité de permettre à la veuve d’observer sa période de viduité de quatre mois et dix jours, le chef de parquet a précisé que cette mesure est du ressort du juge d’instruction».

Mariata Moussa