Jeu de dupes entre Paris et Moroni, épilogue d'une fausse crise diplomatique


Par , le dans l'actualité comorienne
Jeu de dupes entre Paris et Moroni, épilogue d'une fausse crise diplomatique Une déclaration commune entre Souef El Amine et son homologue français, Le Drian, signe l'épilogue de la guéguerre factice entre les pays.
Dès le début de cette soit disant "crise diplomatique" j'ai affiché mon scepticisme et mon incrédulité quant à la véracité du bras de fer entre La France et Les Comores.
Toute la carrière d'Azali Assoumani, démontre qu'il est un bon serviteur de la Franceafrique. Il a toujours veillé aux grains sur les intérêts français. Pourquoi se serait-il métamorphosé soudainement en nationaliste comorien pétri de patriotisme, prêt à guerroyer avec l'ancienne puissance coloniale?

Tout cela n'était qu'un jeu de dupes. Pendant qu'à Moroni le gouvernement fanfaronnait et se targuait de tenir tête au Mkolo, en catamini les expulsions se poursuivaient de plus belle.

En plein "crise diplomatique" Les officiels français à l'instar de Dominique Voynet, continuaient de se rendre aux Comores en visite officielle, la coopération bilatérale se poursuivait et l'ambiance conviviale était au beau fixe.

Il n'y a que le bas peuple dans les 4 îles qui s'est laissé berné par ce faux bras de fer. Maintenant qu'Azali Assoumani a neutralisé la majeure partie de ses opposants et emprisonné ceux qui pouvaient faire obstacle à ses ambitions, de Sambi à Salami, les masques peuvent enfin tomber.

Le plus grand perdant est certainement Souef Mohamed El Amine, le tonitruant chef de la diplomatie comorienne, à la verve bien aiguisée, et dont la popularité avait atteint des sommets même dans l'opposition.

il devra ravaler ses paroles et rétracter ses déclarations de fermeté et ses envolées patriotiques. Un exercice d'acrobatie diplomatique qui risque de lui faire perdre tout le capital sympathie qu'il avait engrangé. La crédibilité du gouvernement Azali en prendra un coup. Car sur ce dossier, l'opposition avait unanimement salué la position des autorités comoriennes, alors si une salve de critiques s'abat sur Azali et Souef, c'est qu'ils les auront mérités.

Cet épisode fait passer le président et son gouvernement pour des marionnettes, contrôlés par une main invisible qui le manipule. Qu'il en soit conscient ou que cela se passe à l'insu de son plein gré, Azali sert des intérêts autres que ceux de l'état comorien.