La France octroie 73,6 milliards KMF aux Comores pour que les comocos se désintéressent de Mayotte


Par , le dans l'actualité comorienne
La France octroie  73,6 milliards KMF aux Comores pour que les comocos se désintéressent de Mayotte L’inspectrice générale aux affaires sociales, Dominique Voynet a été reçue par le président de la république, ce 04 décembre dans la matinée, plus de deux mois après sa dernière mission qui remonte au mois de septembre. L’entretien qui a duré plus d’une demi-heure a eu lieu à la résidence présidentielle.

L’inspectrice générale aux affaires sociales, Dominique Voynet est de nouveau en mission aux Comores. Cette mission a un aspect légèrement particulier puisqu’elle intervient suite à la relance des relations diplomatiques franco-comoriennes, qui a eu lieu le mois dernier. Une annonce de taille suit cette embellie : en effet « la France a décidé d’allouer aux Comores une aide très conséquente bien supérieure à celle qui avait été mobilisée par le passé pour permettre un développement équilibré des Comores ».

Au cours de l’entretien, nous apprendrons que l’aide conséquente en question est de 150 millions d’euros soit 73,6 milliards francs comoriens. Différents secteurs sont concernés, outre la santé, il y a la formation et l’insertion professionnelles, l’agriculture ou encore la production.

Dominique Voynet, médecin anesthésiste de formation a évidemment centré son discours sur la coopération sanitaire, un projet, selon ses propres termes, « tout à fait inédit ». « L’idée c’est d’améliorer l’état de santé de la population, de la base à l’hôpital, cela va concerner les équipements des hôpitaux, leur maintenance et leur entretien, la formation de personnels médicaux ainsi que tout le circuit qui va permettre de sécuriser la prise en charge des comoriens ».

Il ne sera donc pas question de construction d’un hôpital mais du renforcement des structures qui existent déjà. « Avec le président, nous sommes tombés d’accord que l’essentiel n’est pas la construction de murs. Le plus urgent étant de travailler sur les moyens de fonctionnement ».

A l’en croire, la coopération sanitaire « commencera par des choses toutes simples, l’apport en eau dans les hôpitaux ainsi que sa sécurisation, la gestion des déchets hospitaliers afin d’éviter des épidémies et autres complications importantes ».

Evidemment, le désengorgement de l’hôpital de Mamoudzou qui compte la plus grande maternité de France est l’objectif visé. « Je ne vous cache pas, que ce qui a motivé le gouvernement français à mobiliser des sommes aussi importantes pour le développement sanitaire des Comores, c’est le constat qu’une bonne partie des patients qui ne trouvent pas une réponse à leurs préoccupations ici sont tentés par l’évacuation sanitaire, un peu sauvage, dans des kwassa vers Mayotte ; cela provoque une saturation du système de santé à Mayotte mais aussi des retards de prise en charge. Donc, tout ce qu’on pourra faire pour permettre à la population de trouver une réponse à ses besoins de santé aux Comores et de retrouver la confiance dans son système de santé doit être fait ici ».

Faïza Soulé Youssouf