Les Comores menacent de saisir le TAS pour que le règlement de la CAN soit appliqué


Par , le dans l'actualité comorienne
Les Comores menacent de saisir le TAS pour que le règlement de la CAN soit appliqué Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, est sur le point de creuser sa tombe. Et apparemment, il y sera bientôt enterré.
Après le retrait de la CAN 2019 au Cameroun, Ahmad Ahmad se met à bafouer le règlement et à faire du favoritisme au Cameroun.
"Le règlement, c'est le comité exécutif qui l'a mis en place, depuis l'ancien. Alors, on peut faire d'entorse", a t-il expliqué sur le plateau d'Afrique Media pour justifier l'attribution de la CAN 2021 au Cameroun alors que le règlement ne l'autorise pas.

La décision d'attribuer la CAN 2021 au Cameroun a été faite par la CAF sans consulter la Côte d'ivoire, pays qui devrait accueillir cette compétition. Et le pays de Didier Drogba n'a pas tardé à réagir.
« Nous avons mobilisé 300 millions d’euros, soit 200 milliards de francs CFA, pour réaliser les infrastructures sportives ainsi que les infrastructures d’hébergements de l’ensemble des sportifs qui viendront pour la CAN 2021 en Côte d’Ivoire. Nous avons été retenus pour 2021. Donc, nous devons être prêts pour 2021. Après, si nous sommes dans une situation où il faut négocier des glissements ou des choses comme ça, ça interviendra à l’issue d’une conférence, de rencontres… Mais ce que je peux dire, c’est que nous avons été désignés en 2014 pour la CAN 2021. Nous avons un chronogramme. Nous avons mobilisé des ressources. Nous travaillons en toute sérénité », a rappelé le ministre ivoirien des Sports, Paulin Danho, au micro de RFI.

D'un autre coté, les Comores qui vont devoir disputer la deuxième place du groupe B au Cameroun, apprennent via le journal "Jeune Afrique" qu'un officiel de la CAF ait déclaré que l'article 92 du règlement ne sera pas appliqué au Cameroun. Mais les Comores ne comptent pas se laisser faire. Dans un courrier adressé à la CAF, elles exigent à ce que l'article 92 soit appliqué, comme fut le cas du Maroc, Madagascar et Kenya. Dans le cas contraire, elles saisiront le Tribunal arbitral du sport (TAS).