Mouigni Baraka : «Juwa est un adversaire qui n’en est pas vraiment un»


Par , le dans l'actualité comorienne
Mouigni Baraka : «Juwa est un adversaire qui n’en est pas vraiment un» M. le gouverneur, quel enseignement tirez-vous des élections de dimanche dernier ?
Je dois tout d’abord remercier la population de l’ile autonome de Ngazidja pour le calme qu’elle a démontré. Notre souhait à tous a toujours été de voir les élections se tenir les dates prévues et dans une atmosphère calme. J’espère que le même climat de sérénité prévaudra encore le dimanche 22 février lors du second tour des législatives et des élections municipales. J’espère aussi que la population va se rendre massivement aux urnes. Comme vous le savez, c’est la première fois que nous allons élire des maires dans nos villes, donc c’est une page très, très importante.
En ce qui concerne les résultats, êtes-vous en mesure de nous dire ce que sera la future configuration du Conseil de l’île et de l’assemblée nationale?
Nous espérons gagner la majorité ; nous avons déjà des élus au niveau de l’ile ; ils ne sont pas majoritaires, mais il y a des partis politiques qui vont nous rejoindre. On peut aussi compter sur les candidats indépendants pour former la majorité. Je n’ai pas vraiment beaucoup de soucis à ce sujet ; je pense que nous aurons la majorité au futur Conseil de l’ile autonome de Ngazidja. Au niveau de l’assemblé de l’Union, le parti Rdc a fait un pas de géant, puisque, selon les tendances, nous pourrions compter sept candidats au second tour et nous espérons que ces sept candidats seront élus. Nous pouvons, avec d’autres candidats, constituer la majorité à l’assemblée nationale. Vous avez un adversaire tout désigné, c’est le partiJuwa,…
Effectivement. Mais, dimanche, c’est le parti vert qui est sorti renforcé ; il y a aussi la Crc que je tiens particulièrement à féliciter, et enfin le parti Juwa qui ne compte pour le moment que trois candidats dont deux à Moroni et un dans le Nguwengwe. En tout cas, c’est un adversaire, qui n’en est pas vraiment un puisqu’il ne sera pas majoritaire à l’assemblée nationale. Ce n’est pas exclu de travailler avec un adversaire, mais nous espérons avoir la majorité.
Est-ce que cette percée de votre parti vous renforce dans votre idée de se porter aux présidentielles de 2016 ?
Cela nous donne en tout cas le courage d’aller de l’avant ; nous comptons présenter des candidats aux élections de 2016. Est-ce que je serais désigné candidat ou pas ? C’est au parti d’en décider.
Propos recueillis par Ali Abdou