4 ans à 10 ans d’emprisonnement pour les présumés mercenaires


Par , le dans l'actualité comorienne
4 ans à 10 ans d’emprisonnement pour les présumés mercenaires La Cour de sureté de l’Etat a vidé son délibéré samedi 31 janvier, clôturant ainsi le procès sur l’affaire de la tentative de déstabilisation, d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de détention illégale d’armes et de non dénonciation. La cour a condamné Nkombé Amba Joris et Alamine Moustoifa à des peines de 10 ans d’emprisonnement ferme. Le Congolais et le Tchadien écopent aussi d’amende de 1 million de francs comoriens.
Cinq autres Congolais (Mzembo Mobeko Samuel, Elika B. V, Ngena M. Pablo, Yombo Mokoko Joque, Makembe Olivier) sont condamnés à leur tour à une peine de 4 ans d’emprisonnement.
De leur côté, Mahmoud Ahmed Abdallah et le capitaine Amdjad Djaé sont condamnés à 5 ans d’emprisonnement dont un avec sursis. Satoulou Ahamada, lui, en a pris 6 ans d’emprisonnement dont un avec sursis. Maarouf Toybou, il est condamné à 4 ans de prison ferme dont un avec sursis pour non dénonciation et un an d’emprisonnement ferme pour détention illégale d’armes. Nassib Said Ibrahim écope à son tour 24 mois d’emprisonnement dont 2 avec sursis. La Cour a acquitté Maoulida Ben Oussein et a relaxé Fakra Mohamed et Ali Boura dit Babatai.
« C’est une décision injuste au regard des éléments du dossier. Par rapport aux débats sortis lors de l’audience, l’acquittement s’imposait à la limite », a déclaré Me Mourad Said Ibrahim, un des avocats de la défense qui a poursuivi : « à la limite, si l’on pensait que nos clients étaient coupables, il fallait rouvrir le débat car des personnalités ont été citées à l’audience et il fallait les entendre ».
Me Mourad Said Ibrahim s’est dit persuadé que la justice voulait se justifier de cette longue détention. « Dans tous les cas, il y avait un doute ; c’est une décision rendue afin de justifier les 22 mois de détention », a précisé l’avocat.
Mohamed Youssouf