Ahmed Abdallah Salim en garde à vue à la gendarmerie


Par , le dans l'actualité comorienne
Ahmed Abdallah Salim en garde à vue à la gendarmerie Ahmed Abdallah Salim, ancien directeur général de la société comorienne des hydrocarbures et membre influant du parti Juwa, est gardé à vue depuis ce samedi. « Une arrestation tout à fait prévisible », à en croire le secrétaire général de Juwa, le député élu Ibrahim Mohamed Soulé.
L’ancien directeur de la société comorienne des hydrocarbures (SCH) et membre du parti Juwa, Ahmed Abdallah Salim, se trouve depuis samedi, entre les mains de la gendarmerie. Il lui est reproché d’avoir séquestré et pris en otage des conseillers de l’île de Ngazidja.
Ibrahim Mohamed Soulé, secrétaire général du parti Juwa, s’étonne que le ministère public se soit saisi « d’une affaire qui n’existe pas ». Cet ancien directeur général des douanes élu député aux dernières législatives estime qu’en matière judiciaire, c’est la victime qui devrait porter plainte. Or « ces gens-là (les conseillers, ndlr) sont libres dans la nature ».
Selon lui, la motivation de la plainte n’est pas fondée dans la mesure où ces conseillers, supposés séquestrés, « sont majeurs et vaccinés et c’est pour ça qu’ils se sont présentés candidats et que vous les avez élus », a-til dit.
Le parti adverse aurait, toujours selon lui, tout tenté pour désunir leur parti, et cela par des actes de corruption, d’ingérence et de nombreuses tentatives de déstabilisation. « On est passé à une troisième phase, celle de l’intimidation et du harcèlement policier et judiciaire ».
A l’entendre, le but recherché par le parti au pouvoir « est de faire en sorte que les partisans du Juwa, ceux du RDC, du Cadim et du PSD Dudja s’énervent et cèdent dans la provocation pour essayer, peut-être, de tous nous arrêter ou créer une crise dans le pays pour, ensuite, faire porter la responsabilité à nos partisans » estime-t-il. « Nous sommes sereins et appelons tous nos militants à rester calmes ».
Dans une lettre adressée à la présidence de la république et à plusieurs institution du pays, le parti Juwa a écrit : « Nous voudrions ainsi réitérer notre position selon laquelle cette rumeur de séquestration et de privatisation de liberté en notre encontre est pure spéculation et sans fondement ».
Maoulida Mbaé