Affaire Fnj : La justice confirme Yahya au poste de secrétaire général


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Affaire Fnj : La justice confirme Yahya au poste de secrétaire général Abdallah Yahaya et Mmadi Islam sont respectivement, secrétaire général et guide général du front national de la justice (FNJ), a ainsi décidé le tribunal de Moroni qui a rendu son verdict mardi dernier, tranchant un litige vieux de deux ans qui divisait ce parti.
Fort de cette décision, le camp dirigé par l’ancien député Abdallah Yahaya appelle celui conduit par M’madi Ali, à enterrer la hache de guerre et à le rejoindre pour rebâtir le parti. S’exprimant au cours d’une conférence de presse peu après le verdict de la justice, Toihir Ibrahim, l’un des responsables du FNJ, a appelé ses frères ennemis à se conformer à la décision de la justice, à retrouver leurs places au sein du parti et surtout à rendre les biens du parti en leur possession.
Avec cette sentence, la justice a mis fin à la crise qui rongeait le FNJ depuis 2008 et a, du coup, légitimé les décisions prises par l’assemblée générale du parti tenue en décembre 2013.
A la sortie du palais de justice de Moroni, mardi dernier, Mahmoud Hodari, le secrétaire général adjoint, apaisant et conciliant, a déclaré qu’aucun des deux camps n’a gagné. Il n’y aurait pas de perdant, non plus.
C’est le parti FNJ qui a gagné, selon lui, appelant à son tour tous les cadres, militants et dirigeants à se retrouver pour continuer ensemble à faire revivre le parti.
Au cours de la conférence de presse, l’un des cadres du parti, Mohamed Ousseine, à coups de citations du Coran, a maintes fois appelé tous les militants et cadres à se retrouver pour l’intérêt du parti et à savoir dépasser la crise qui les a longtemps divisés.
La crise au sein du FNJ remonte à l’année 2008 lors du congrès de Mdé. Après plusieurs rencontres entre dirigeants du parti et plusieurs médiations menées par de nombreuses hautes personnalités comoriennes, rien n’a pu venir à bout de la crise qui les opposait. Il a fallu une décision de justice pour que la crise puisse connaître un terme. Il reste à savoir si les uns et les autres sauront écouter la voie de la sagesse et de la raison. Si le front national de la justice saura respecter une décision de la justice.
Ibnou M. Abdou