1er Portail des Comores: actualités et informations générales

Élections : certains partis rejettent les candidatures féminines. Mais on est où là ?

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Élections : certains partis rejettent les candidatures féminines. Mais on est où là ? «Le Rnfmp refuse la thèse selon laquelle les femmes manquent d’esprit d’engagement, car la réalité est que celles qui s’investissent et s’engagent dans le combat se retrouvent écartées au profit des barons et des membres apparatchiks, en dehors des procédures régulières établies», a-t-on exprimé. Le rassemblement appelle, à cet effet, les pouvoir publics et les dirigeants des partis politiques à «se ressaisir et à réparer l’injustice qui est en train d’être faite aux femmes, donnant ainsi un coup d’arrêt à l’esprit de promotion du genre dans notre pays», a soutenu Soilhia Achiraf.
 
Pour Soilha Saïd Mdahoma, il y a la possibilité de rectifier le tir car il y a des femmes qui veulent entrer dans le combat. «Depuis une année, j’ai annoncé ma candidature aux législatives au sein du parti Updc et je me vois refoulée à la dernière minute sans explication. J’ai appris dans les journaux que c’était une autre personne quireprésentera le parti», a-t-elle regretté, estimant que les partis ne soutenaient pas les femmes. «Les femmes sont souvent en souffrance, car elles sont abandonnées en plein chemin par les partis et n’arrivent pas à avancer quand bien même elles ont les capacités», a affirmé cette entrepreneure de longue date.
 
Le Rnfmp se pose la question de savoir pourquoi les partis politiques qui, à ce jour ont du mal à compléter certaines listes, réfutent les candidatures féminines. Hadjira Oumouri, candidate du partiRdc aux législatives, pense que les femmes ne sont pas soutenues par les femmes elles-mêmes dans leurs localités. «Le premier combat est envers les femmes elles-mêmes. Mais c’est plus difficile encore si la femme annonce sa candidature et n’a pas le soutien de son parti», a-t-elle expliqué.
 
Sitti Saïd Hassan a souligné, pour sa part, que «les hommes et les femmes rencontrent ce problème de refoulement». «Si les besoins pratiques ne sont pas comblés, on ne peut pas chercher les besoins stratégiques», a-t-elle soutenu, avec un peu de philosophie dans le raisonnement.
 
Mais le son de cloche du côté de Soifa Bourhane, qui appellera ces femmes se disant être «refoulées», à retourner dans leurs partis politiques et «s’imposer car leurs candidatures sont utiles». Pour Soifa Bourhane, «les femmes ne doivent pas jouer les victimes, elles doivent s’imposer et savoir pourquoi elles sont refoulées dans leurs partis.
 
Vous avez des objectifs et des idées à défendre car c’est là où le vrai combat commence».
 
 
 
Abouhariat Said Abdallah... [Lire la suite]

Ebola : Le Rwanda contrôle les visiteurs venant des USA et de l’Espagne

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Ebola : Le Rwanda contrôle les visiteurs venant des USA et de l’Espagne « Les visiteurs qui ont été aux États-Unis ou en Espagne au cours des 22 derniers jours sont maintenant tenus de déclarer leurs états médicales  par téléphone  en composant le 114 de 7h00 à 20h00  durant la durée de leur visite au Rwanda (si moins de 21 jours), ou durant les 21 premiers jours de leur visite au Rwanda, en cas s'ils présentent des symptômes du virus Ebola ». 
Les autorités rwandaises ont continué à refuser l'entrée aux visiteurs qui se sont rendus à la Guinée, au Libéria, au Sénégal et en  Sierra Leone dans les 22 derniers jours.... [Lire la suite]

Avec Iki, les enseignants contractuels n’ont jamais perçu le moindre centime.

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Avec Iki, les enseignants contractuels n’ont  jamais perçu le moindre centime. En septembre dernier et suite au «pugilat» avec Omar Chehane, directeur de cabinet du commissariat à l’éducation, ces enseignants ont signé une convention avec «le gouvernorat» pour qu’une issue favorable à leur situation soit trouvée avant le début de l’année scolaire en cours de démarrage. Et «même une commission a été mise en place pour garantir et assurer le suivi des recommandations». La commission était censée regrouper la Fop, le budget, le contrôle financier, les enseignants, le gouvernorat et le commissariat, mais «elle ne s’est jamais réunie».
Aussi malgré la signature de cette convention avec Abbas Mhadjou, conseiller du gouverneur de l’île de Ngazidja, «rien n’a changé d’où notre initiative de sillonner les villes et villages pour informer les parents d’élèves que ce qui se passe n’est pas de notre faute», a insisté Abouharia Ahmed, trésorière de la commission des sortants de l’Ifere. Pour elle, ce sont 8.000 élèves du primaire qui sont concernés si elle se réfère au nombre d’enseignants grévistes, soit 232.
Dans cette situation, six régions sont plus touchées que les autres: Mitsamihuli, Washili, Itsandra, Mbadjini, Mbwankuwu et Dimani. Ainsi, ils ont déjà visités les villes et villages de Kwambani, Nkurani ya sima, Pvanadjuu et aujourd’hui dans l’après-midi, c’est le tour de Wela ya Mitsamihuli. Cette liste devrait encore s’allonger «si les moyens le permettent». Ces enseignants préviennent que s’ils n’obtiennent pas le statut de fonctionnaires ou contractuels ils continueront à revendiquer par tous les moyens.
Abdallah Mzembaba ... [Lire la suite]

Le groupe djihadiste NEIIL serait une cellule de la CIA

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Le groupe djihadiste NEIIL serait une cellule de la CIA

L’HISTOIRE SE RÉPÈTE

 
La stratégie visant à créer des organisations et favoriser l’émergence de leaders susceptibles de servir les intérêts sionistes n’a pas changé. Une fois qu’ils ont été utilisés, les groupes et leurs dirigeants sont remplacés. On met à prix les têtes des dirigeants, avant de procéder à la « reconstruction » de l’organisation.
 
Les révolutions colorées, le Printemps arabe, le mouvement étudiant des Mains blanches sont des exemples assez édifiants de la manière dont on crée des « organisations » et des « leaders ».
 
C’était aussi le cas du chef d’Al-Qaïda en Irak Abou Moussab al-Zarkaoui, connu sous son pseudonyme Abou Moussab al-Zarkaoui, et qui n’était autre qu’Ahmed Fadh al Nazzar Khalaylah. Il aurait été recruté pour se charger des actions terroristes en Irak avant, pendant et après l’invasion des États-Unis en 2003 et de l’assassinat de Saddam Hussein. Lieutenant d’Oussama ben Laden (que la triple alliance a utilisé en Afghanistan et au Kosovo avant d’ordonner sa capture et sa « mise à mort »), al-Zarkaoui fut impliqué dans le massacre de Tal Afar, identifié comme le bastion d’Al Qaïda et l’endroit depuis lequel cette organisation aurait étendu son action vers la Syrie.
 
D’origine jordanienne, al-Zarkaoui fut le mercenaire type. Impliqué dans des attentats commis non seulement au proche Orient mais aussi à Londres et aux États-Unis mêmes, y compris celui du 11 septembre 2001, il fut finalement tué le 12 juin 2006 dans un raid de l’aviation nord-américaine non loin de Baqouba, à une cinquantaine de kilomètres de Bagdad. Il devenait « dangereux », si bien que Bush fils ordonna de lancer une chasse à l’homme. À cette fin, les États-Unis montèrent la farce de la récompense : une offre de 25 millions de dollars US pour sa capture, la même somme que pour Oussama ben Laden.
 
Une fois al-Zarqaui mort, le gouvernement des USA procéda à l’installation d’Al-Qaïda en Irak, constituée de mercenaires aux ordres d’Abou Ayyoub al-Masri ou Abou Hamza al-Mouhajer, qui fut également éliminé en avril 2010 lors d’une opération conjointe de l’armée américaine et des autorités irakiennes, après avoir promis une récompense de cinq millions de dollars pour sa capture.
 
À l’heure actuelle, concernant l’EIIL, que la presse servile identifie comme une branche extrémiste d’Al-Qaïda, le gouvernement des États-Unis offre une prime de 10 millions de dollars pour la captur de son leader Abou Bakr al-Baghdadi. La triple alliance sioniste l’a utilisé pour détruire l’Irak et assurer la mainmise des grands groupes pétroliers sur les richesses énergétiques et minières de ce pays et faire passer le mouvement irakien de résistance contre l’occupation pour des terroristes. Aujourd’hui, il ne leur sert plus à rien.
 
Ceci dit, il serait bon de souligner qu’en Irak Al-Qaïda a toujours été un mouvement de mercenaires organisé par les services secrets occidentaux pour dépecer les États du Proche- Orient, affaiblir l’union musulmane, attiser les conflits confessionnels entre les populations sunnite, chiite et kurde, comme on le constate à l’heure actuelle, discréditer les authentiques mouvements de résistance contre l’invasion US et leurs alliés sionistes, constituer des gouvernements narco-terroristes comme ceux des Balkans qui permettent aux élites oligarchiques des États-Unis et de l’Occident en général d’exercer leur contrôle sur les richesses naturelles et d’assurer le flux de drogue en direction de ce pays et de l’Union européenne. ... [Lire la suite]

Il tue son frère pensant qu’il couchait avec sa femme

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Il tue son frère pensant qu’il couchait avec sa femme Là, il lui a reproché de n’avoir pas mis fin à ses conversations avec son frère. Et il l’a accusée de l’avoir trompé avec son propre frère. Après quoi, il a rejoint son frère qui était dans une autre chambre pour l’accuser également d’avoir eu des rapports sexuels avec son épouse. Une accusation rejetée catégoriquement par le frère cadet qui s’est mis à protester. Des protestations qui ont cédé la place aux échanges d’injures puis aux coups de poing.
Perdant les pédales, le mari est sorti pour un bref moment  pour revenir un couteau à la main. Son frère n’en croyait pas ses yeux. Le mari jaloux a tenté de le poignarder. Le frère a résisté durant quelques minutes avant de céder et de tomber par terre. Le jeune mari lui a asséné rapidement six coups de couteau avant de prendre la poudre d’escampette.
Toutefois, les habitants sont arrivés à le maîtriser dans un coin du douar pour le remettre aux éléments de la gendarmerie royale de la région. Soumis aux interrogatoires, il a affirmé avoir tué son frère qui le trompait avec sa femme.
Une accusation que cette dernière rejette catégoriquement. Le mis en cause a été traduit devant le parquet général près la Cour d’Appel de Casablanca poursuivi pour fratricide.... [Lire la suite]

Comores : Un assassin est reçu avec autant d’honneur au palais du peuple

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Comores : Un assassin est reçu avec autant d’honneur au palais du peuple Bourhane Hamidou dans son allocution d’ouverture, au sujet de Guillaume Soro, a parlé d’unhomme « au parcours qui inspire le respect par son caractère exceptionnel. Il est le symbole de la foi en la capacité de la jeunesse africaine à prendre en main sa destinée et celle de notre continent ». Il dit également apprécier l’engament politique de ce jeune politicien « à la stature d’un grand homme d’Etat ayant favorisé la consolidation de la démocratie dans son pays ».
 
Remontant aux origines des relations diplomatiques entre les deux pays, le président de l’Assemblée comorienne déclare : « L’axe Moroni-Abidjan est née de la volonté conjuguée des pères des indépendances comorienne et ivoirienne, les regrettés présidents Ahmed Abdallah Abderemane et Felix Houphouët Boigny, paix à leur âme ». Et de poursuivre, « l’histoire retiendra que ces deux figures historiques ont décidé à leur époque de défier les obstacles de la géographie pour rapprocher nos peuples dans une aspiration commune à la liberté, la paix, la stabilité et le progrès ».
 
Sensible à l’accueil qui lui a été réservé, Guillaume Soro s’est également exprimé sur les relations et les similitudes entre les deux pays. « Une incursion dans l’histoire de nos deux pays révèle des similarités bien frappantes que je ne peux m’empêcher d’évoquer ». Il ajoute : « Les deux états ont à certains moments de leur jeune existence été secoués par des périodes d’instabilité dont certaines sont intervenues presqu’aux mêmes dates. Coup d’Etat, dialogues politiques, accords de paix, processus de réconciliation ». Il cite entre autres l’héritage commun de la colonisation par le même colon. Dans son allocution le président du parlement ivoirien a dit éprouver « une grande fierté (…) de voire des fils de l’Archipel des Comores, qui furent d’anciens élèves sortis des grandes écoles ivoiriennes, occuper de hautes responsabilités au sein de l’Etat Comorien ».
 
Il était aussi question d’intensification des « échanges interparlementaires » dans les interventions des orateurs aussi bien pour Hamidou Bourhane que pour Guillaume Soro mais également pour Malement Liahosoa, rapporteur général du parlement malgache.... [Lire la suite]

Les Comores se disent prêts à empêcher l’entrée d’Ebola dans son territoire.

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Les Comores se disent prêts à empêcher l’entrée d’Ebola dans son territoire. L’épidémie inquiète davantage du fait qu’elle a dépassé les frontières initialement touchées. Est-ce que cette
panique est justifiée?
C’est une question difficile à répondre parce qu’il y a deux aspects. Normalement, la panique existe quand il y a un manque d’informations. Ensuite, c’est une épidémie avec un niveau jamais vu. Certes, ce n’est pas la première épidémie d’Ebola, cela fait des années que le virus a été découvert, mais cette fois-ci l’épidémie a pris une ampleur différente. Il y a des pertes de vie et la capacité de contrôler l’épidémie dans la région africaine s’est posée dès le début. C’est ce qui fait que la panique existe au sein des populations. A part l’inquiétude, il y a aussi un certain manque d’informations. Les gens qui ne sont pas bien informés ou qui ne font pas partie du cercle de la santé sont dans cette zone d’ombre et cela crée la panique.
Quel est le risque que la situation ne dégénère encore plus?
(Foncement de sourcils). Le risque, c’est la propagation de l’épidémie dans d’autres pays, surtout dans la région africaine où les systèmes de santé sont faibles et organisés autrement, où les capacités de réponse sont différentes de celle des autres pays touchés. Aux Etats-Unis et en Europe, la situation est un peu différente et vu le grand mouvement qui existe actuellement, la circulation des personnes entre les pays se fait d’une manière très rapide. Le problème majeur se pose dans nos pays où les systèmes de santé sont encore faibles, où les systèmes de surveillance épidémiologique ne fonctionnent pas de la façon dont ils devraient fonctionner. Il y a aussi le fait que la surveillance est quelque chose qui ne doit pas fonctionner seulement au niveau des grandes villes. Elle doit être appliquée au niveau national même dans les autres niveaux du système de santé, les directions régionales de la santé et les structures quisont sous sa coordination, mais aussi au niveau communautaire.
N’y a-t-il pas eu de négligences à un certain niveau par rapport à cette propagation de l’épidémie?
Je ne parlerai pas de négligences. Il y a des systèmes de surveillance épidémiologique qui ne fonctionnent pas et des systèmes de santé faibles. Alors, si les cas suspects ne sont pas notifiés, ni les autorités nationales ni et à plus forte raison l’Organisation mondiale de la santé, à qui les pays doivent notifier et cela conformément au règlement sanitaire international, ne sauront qu’il existe des cas suspects. Les premiers cas par exemple qui ont été notifiés, même par suspicion au niveau de la Guinée venaient de petits villages jusqu’à ce que l’information sorte pour faire l’écho. Il y avait déjà eu une propagation parce qu’il y a des malades et des morts qui ont contaminé d’autres. Donc, ilfaut bien voir l’emplacement du mot «négligence».
Nous avons déjà dépassé la barre de 4.000 morts. Est ce qu’on peut estimer que les mesures prises au niveau des Comores pourront maintenir un risque zéro?
Parler de risque zéro reste difficile... même les grands pays, où les systèmes de santé sont plus performants, ne parlent pas de risque zéro. Nous sommes un pays vulnérable avec un système de santé qui a ses faiblesses, nous devons le reconnaitre... On peut parler d’un pays à moindre risque ou à risque modéré! D’abord parce que nous sommes un peu loin des pays affectés, nous sommes insulaires, n’avons pas une frontière terrestre. Mais cela ne veut rien dire, parce qu’il y a une grande circulation des personnes et des biens entre les Comores et les pays affectés ou non, et même dans les pays non affectés, à tout moment, il peut y avoir de risques.
Par rapport à cela, des réunions ont été tenues entre le ministère de la Santé, l’Oms et les autres agences des Nations unies, telles que l’Unicef et l’Unfpa, pour discuter sur comment, quoifaire, quelles mesures prendre pour protéger le pays. Il y a un système de surveillance qui est déjà mis en place au niveau de l’Aéroport international de Moroni prince Said Ibrahim depuis plus d’une semaine. Nous sommes d’ailleurs allés, sans avertir, avec le coordonateur résident du Système des Nations unies et le vice président en charge de la Santé pour évaluer le travail qui est fait au niveau de la frontière pendant l’arrivée des vols.
C’est un début, probablement, il y aura des choses à ajouter ou à améliorer et nous nous sommes rendu compte que le service au niveau des frontières fonctionne bien mais nous ne nous arrêtons pas seulement là-bas. Le même service doit être mis en place au port international de Mutsamudu mais aussi celui de Moroni et au niveau des autres portes d’entrée. Ce sont des activités quifont partie d’un plan de contingence pour la préparation et la riposte à une probable épidémie d’Ebola. Dans ce plan, il y a un volet lié à la surveillance des cas, car c’est en surveillant qu’on peut trouver des cas suspects.
Il y avait eu une polémique après l’arrivée d’un ressortissant comorien venant de Guinée. Est-ce qu’aujourd’hui, l’Oms peut assurer la traçabilité des personnes qui quittent les pays touchés?
C’est avant tout la responsabilité de chaque Etat membre de l’Oms tel que défini par le règlement sanitaire international. Si un contact est identifié et connu, les Etats doivent communiquer l’information à l’Oms et à l’Etat tiers. C’est pourquoi le pays a créé un comité multisectoriel de préparation et de riposte à Ebola; le ministère des Transports est impliqué tout comme les agences du Système des Nations unies...
Il y a tous les autres sphères d’intervention qui doivent aider à comprendre ce quise passe ou bien avoir des informations par rapport à la traçabilité d’un passager. Si besoin est, si le pays nous demande là où nous pouvons aider, bien sûr, nous serons toujours à côté du pays pour essayer de trouver les informations précises pour que des mesures correctes puissent être mises en place en temps utile.
Vous avez commencé par parler de panique, tout ce qui a été dit et fait autour de ce cas, c’est un exemple clair de ce qu’est la panique. Ebola est un problème sérieux et c’est une des maladies virales les plus graves: le taux de létalité est très élevé et va de 50 à 90%. A part cela, il y a des aspects quisont très importants, il n’y a ni vaccin, ni traitement. Ce sont des aspects très importants pour comprendre la gravité de la situation.
Quel a été l’apport de l’Oms dans la mise en place du dispositif comorien de prévention et de contrôle des flux migratoires?
Dès le début, l’Oms travaille directement avec le ministère de la Santé pour l’élaboration du plan de préparation et de riposte à une éventuelle épidémie d’Ebola. A part les services de surveillance, il y aussi un site pour la quarantaine qui doit être mis en place parce qu’il n’y a pas de sens de contrôler les voyageurs à l’arrivée si le pays n’est pas capable de le prendre en charge, de l’isoler et de protéger, non seulement le malade, mais aussi la famille, la communauté et la population. En plus de l’apport technique, il y a aussi un apport en matériels et équipements de protection pour les équipes qui travaillent à la surveillance au niveau des frontières, mais aussi un apport en terme de formation, normes et directives, recommandations et situation d’urgence. L’Oms est toujours prête à trouver des moyens supplémentaires nécessaires, y compris l’appui à mobiliser des ressources pour répondre aux besoins du pays.
On parle de centre de confinement et de base de données. Est-ce qu’ils sont à jour et les infos partagées?
En ce moment, comme vous le savez, Dieu merci, notre base de données au niveau des Comores est à zéro. Mais effectivement, on reçoit régulièrement des informations de l’Oms avec une situation actualisée de l’épidémie dans les pays touchés et cette information est partagée avec le ministère de la santé, les agences des Nations unies et tous les partenaires dont nous avons les contacts électroniques.
Des chercheurs ont commencé des essais par rapport à un traitement. Comment cela évolue?
Il y a l’Europe et les Etats-Unis quisont touchés, cela a renforcé la conscience mondiale sur le risque et les menaces réels que l’épidémie présente au monde entier. Maintenant, il y a beaucoup d’institutions de recherches dans plusieurs pays du nord comme du sud qui bougent. Il y a des pays qui disent même qu’ils sont prêts à présenter dans deux semaines... Mais jusqu’à ce que cela soit étudié et évalué parce qu’on ne met pas en marche un traitement ou un vaccin sans études pour voir les risques. Les études
commencent par des animaux de laboratoires jusqu’à ce que cela puisse être utilisé chez les humains. Le comité éthique de l’Oms a dû autoriser, dans cette situation critique, l’utilisation d’un traitement par essais-cliniques. Il y a les grandes entreprises pharmaceutiques quisont aussi critiquées dans la mesure où il n’y a pas d’engagement profond parce que les pays touchés n’ont pas la capacité d’achat. Cette question est maintenant posée et est en discussion.
Votre message sur cette épidémie?
Je profite pour dire à la population comorienne que nous traversons une période difficile où ilfaut connaitre la maladie, comment elle se transmet et qu’est-ce que chacun doit faire. Dans le cadre du plan national de préparation et de riposte à une éventuelle épidémie d’Ebola, il y a un domaine d’intervention qui concerne l’aspect information et communication. Le résultat attendu dans ce domaine est que les populations s’approprient le problème et adoptent des comportements favorables à la prévention et au contrôle d’une éventuelle épidémie à virus Ebola. Les médias ont un rôle important à jouer.
 
Abouhariat Said Abdallah... [Lire la suite]