1er Portail des Comores: actualités et informations générales

Bourses pour des études à l’étranger

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Sur ce tableau, les bourses de la Russie ne sont pas mentionnées, d’autant plus que des fois les jeunes comoriens rechignent à se porter candidat. L’Arabie Saoudite est entrée dans la danse depuis l’année dernière.
Pour ce qui est de gestion de ces bourses, depuis l’arrivée du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi aux commandes de l’Etat, il est institué une commission de bourses logée à la présidence de l’Union. Toutefois, c’est le ministère des Relations extérieures, par le biais de la direction des Affaires culturelles, qui les gère ‘‘techniquement’’ selon Abdéréman Mohamed Maamoune, directeur des affaires culturelles au dit ministère.
A l’heure actuelle, il est difficile de donner une appréciation sur la manière dont sont gérées ces bourses, du fait que personne ne sait encore les critères retenus pour leur attribution. Le ministère des Relations extérieures avait demandé que 50% de ces bourses soient octroyés aux candidats les plus méritants sur la base de concours étant entendu que le gouvernement pourrait gérer à sa guise les cinquante autres pour cent. Jusqu’alors il n’a pas reçu de réponse.
S’agissant des pré-inscriptions dans les instituts et universités étrangers, le directeur des Affaires culturelles a laissé entendre que cette année, sur dix dossiers envoyés à l’Agence marocaine d’enseignement supérieur, sept sont retenus.
En Tunisie, deux dossiers sur les trois envoyés ont trouvé de réponse positive. Selon Abdéréman Mohamed Maamoune, des pays amis tels que le Sénégal et le Gabon sont sollicités à cet effet : ‘‘Nous avons envoyé près de soixante dossiers dont trente au Gabon et dix sept au Sénégal, nous attendons encore de réponses’’, a-t-il souligné. Pour ce qui est de Madagascar, cette année, la direction des Affaires culturelles au Mirex a enregistré vingt six étudiants en partance pour la Grande Ile : ‘‘Ce qui donne un total de plus de 600 étudiants comoriens à Madagascar contre 439 l’année dernière dans ce pays voisin’’, peut-on lire dans les statistiques du ministère. Cependant, des efforts doivent êtremenés au niveau national afin de limiter les conséquences néfastes qu’engendrent tous les ans les départs massifs de très jeunes comoriens (entre 7 à 10 ans) qui se rendent en République arabe d’Egypte et au Soudan.
Le ministère aurait proposé à la direction nationale de la Sûreté du territoire, depuis janvier de cette année, la tenue d’un fichier et l’ouverture d’un guichet étudiant pour les formalités de départ et d’arrivée.
Cela permettrait, selon la direction des Affaires culturelles de connaître et de recenser les mouvements de ces étudiants dont certains doivent répondre à des critères spécifiques avant d’être admis à quitter le pays. Cela pourrait se faire lors de la demande de visa de sortie, pense A. Mohamed Maamoune.


M.Y. Kaiva
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la diaspora demande la dissolution du Gthn

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Dans un catalogue de recommandations qu'ils ont remis au président Sambi lors de leur rencontre à Paris mardi 22 octobre, elles exigent la dissolution du Gthn qui, à leurs yeux, est ''contraire à la constitution comorienne'' et semble ''inscrit dans la logique de la départementalisation'' de l'île. La diaspora préconise également de réactiver le Comité des 7 de l'Union africaine (Ua) et de créer ''un comité de négociation qui sera composé d'experts sur la question de la souveraineté et de l'intégrité nationales''. Ces associations envisagent, en outre, d'organiser des manifestations dans les principales villes de France pour dénoncer la tenue en mars prochain d'un référendum sur la départementalisation de Maore.
Les mêmes associations enjoignent l'Etat comorien de prendre en compte les ''souffrances endurées par des milliers de comoriens, dont l'origine est l'occupation illégale de Mayotte'', allusion notamment au nombre toujours croissant de victimes de la traversée Ndzuwani-Maore.
Selon le procès-verbal de cette rencontre dont Al-watwan s'est procuré une copie, le chef de l'Etat a déclaré avoir eu, au sommet de la Francophonie au Canada, de nombreux échanges sur cette question de Maore avec certains de ses pairs dont le président Sarkozy et s'est engagé à ''battre le rappel de la communauté internationale pour empêcher toute consultation sur l'île''. A en croire toujours le même document, le président Sambi aurait souhaité une ''intensification des moyens de lutte (manifestation de rue, tapage médiatique, sensibilisation de partenaires, saisie d'instances internationales diverses...) afin de bloquer le projet français dans les mois qui viennent''. Il s'est, par ailleurs, opposé à l'idée de suspendre les travaux du Gthn et a appelé ses interlocuteurs à faire une nette distinction ''entre les négociations économico-diplomatiques et politiques''. Tout comme il a repoussé la proposition de la diaspora de ''rejeter l'accueil des Comoriens expulsés de Mayotte''.
L'une des recommandations des associations de la diaspora, en l'occurrence le renvoi de la question au Comité des 7 de l'Union africaine, rejoint le point de vue de l'ambassadeur des Comores aux Etats-Unis. En effet, Mohamed Toihiri avait adressé un courrier dans ce sens au représentant permanent du Gabon aux Nations unies, alors président du conseil de sécurité. De même qu'après avoir constaté l'échec récurrent des négociations entre Moroni et Paris, il avait saisi le secrétaire général Ban-Ki Moon pour obtenir l'inscription de Maore à l'ordre du jour de la précédente session de l'assemblée générale de l'Onu.
Mohamed Inoussa
Source : Al-watwan, 31 octobre 2008... [Lire la suite]

10.500 tonnes d'hydrocarbures

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Cette bouffée d'oxygène a été rendue possible grâce à Bachar Kiwan, omniprésent homme d'affaire libanais, qui intervient encore une fois pour voler au secours des Comores. Bachar n'est autre que le Pdg de Comoro Golf Holding, à la tète de la Banque commerciale du commerce, de l'hôtel Itsandra, de Jannat Comores (projet touristique de Bangwa Kuni) et du journal Al-Balad Comores. Pour monter l'opération de secours pétrolier aux Comores et fournir les hydrocarbures, le Pdg de Comoro Golf s'est appuyé sur le prince d'Abu Dhabi et le principe du Koweït, deux amis des Comores, tous deux impliqués dans les investissements annoncés aux Comores par le Holding de droit comorien.
''Mais l'enjeu de cet appui, déclare le vice président Idi Nadhoim, réside dans le respect des termes contractuels qui lient la Sch, Enoc et les deux investisseurs''.
Une urgence mortelle
Le vice-président Idi Nadhoim précise que ''la société comorienne doit impérativement honorer près de 20% de la livraison pour espérer un renouvellement de la cargaison''. Un contrat avantageux qui transite par la banque postale des Comores, au lieu de la banque centrale comme il a été suggéré au départ.
Mais au centre de la pénurie des produits d'hydrocarbures et de la faillite de la Sch, se trouve la société de l'eau et de l'électricité qui continue à s'approvisionner en gasoil, tout en étant dans l'incapacité structurelle de régler ses factures, passées et présentes.
Le déficit structurel au kilowattheure est évalué à 200 francs. Si les raisons du gouffre financier qui plombe la Ma-Mawe se trouvent aussi et surtout dans le prix élevé des hydrocarbures (qui représentent 65% des charges de l'entreprise), il se creuse aussi à cause de la gratuité du service pour l'éclairage public, le niveau élevé des pertes aussi bien technique (14%) que les fraudes massives connues (23%). Toutes ces raisons nocives créent une réaction en chaine, entrainant dans son sillage funéraire la société fournisseur du gasoil, la Société comorienne des hydrocarbures. Le sort des deux sociétés est intimement lié : la première ne peut être secourue sans que l'Etat, principal actionnaire, n'apporte des solutions définitives à la seconde. La Ma-Mwe est maintenue trop longtemps sous perfusion financière de l'Etat, bénéficiant d'un prix préférentiel du litre du gasoil. La puissance installée est de 18 Mw, mais la puissance disponible ne dépasse pas les 8,4 Mw, alors que la demande de pointe se situe à environ 10 Mw. La Ma-Mwe est réduite à produire une énergie de 30 060 Mw en moyenne mensuelle pour une consommation de gasoil de 871 965 litres.
Les hydrocarbures aujourd'hui sauvés in extremis par une intervention somme toute singulière et inédite en la matière. Les excuses et les raisons abracadabrantes souvent avancées pour expliquer les faillites ne seront plus tolérées du seul fait que la main tendue aux hydrocarbures est trop généreuse pour laisser passer cette chance de redresser la boite et d'assurer son autofinancement.
En fait, c'est encore une fois la refonte des sociétés d'Etat qui est en jeu. Maintenant ou jamais.
Ahmed Ali Amir
Source : Al-watwan, 31 octobre 2008
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Rumeurs de corruption des deputés à Moroni

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Je me demande encore à quoi a servi la mission parlementaire, étant donné qu'elle ne s'est entretenue avec aucune autorité officielle du Koweit comme l'a reconnu lui-même le député Sidi. Elle a juste rencontré des responsables de Comoro-Gulf Holding qu'ils auraient pu voir et interroger ici. N'empêche, ils refusent de parler d'échec.
Mais, il s'est passé aussi d'autres choses pas catholiques au Koweit. Savez-vous, par exemple, que les deux députés anjouanais, membres de la mission, ont demandé à rencontrer (à l'exclusion de tous les autres) le prince Cheik Jaber Moubarak pour lui demander pourquoi n'y a-t-il pas de projet d'envergure à Anjouan. Ce parlementaire-là l'a concédé au cours de la conférence de presse de ce matin. Et lorsqu'il parlait de son île, il a osé l'expression d' « Etat d'Anjouan ». Ce qui a provoqué l'ire de tout le monde, notamment du député Said Ali Kémal qui a claqué la porte de la salle et s'en est allé, tout furieux.
Le député Sidi s'est chargé de relayer le message de Comoro-Gulf Holding qui dit avoir payé la dette des Comores auprès de la BAD (Banque africaine de développement), puis la cargaison de gasoil d'une quantité de 10 200 TM attendue demain jeudi à Moroni.


Source : Blog Inoussa... [Lire la suite]

Citoyenneté économique aux Comores

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Projet de citoyenneté économique aux Comores : la mission parlementaire favorable


Une mission parlementaire constituée de députés comoriens vient de rendre un rapport favorable au projet décrié du président Sambi d'offrir la nationalité comorienne à des investisseurs arabes.

L'affaire avait fait grand bruit en juillet dernier, lorsque les députés de l'Assemblée de l'Union des Comores s'étaient prononcés contre le projet du président Ahmed Abdallah Sambi de naturaliser un grand nombre de familles koweïtiennes susceptibles d'investir dans le pays.... [Lire la suite]

Pays-Bas:Hausse de 44% des naissances

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Pendant les deux jours de coupure de courant "de nombreux habitants ont trouvé l'hospitalité ailleurs, mais d'autres ont trouvé la chaleur entre eux", a expliqué à l'AFP la porte-parole de la commune, Annelies van Eijkeren.

Les fonctionnaires municipaux se sont rendus compte d'une hausse importante des naissances en septembre.

"Il y en avait 17 en août, 26 en septembre, et 13 ce mois-ci. Par rapport aux 18 naissances de septembre 2007, c'est une hausse de 44%", a calculé Mme van Eijkeren.

Les autorités municipales ont l'ambition de faire croître la population de Maasdriel, "mais nous n'envisageons pas de le faire en coupant le courant, certainement pas de cette façon", a précisé le porte-parole.

Un petit babyboom a également été observé dans les communes avoisinantes, mais selon Mme van Eijkeren, "pas aussi important qu'ici, car ici on câline plus", a-t-elle assuré.... [Lire la suite]

La mission parlementaire publie son rapport

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Peut-on en déduire qu’en juillet dernier, le gouvernement avait mal expliqué, donc mal défendu le projet à l’hémicycle et qu’il a suffi d’aller au Koweit pour bien comprendre ses motivations réelles? Et pourquoi pas. En tout cas, c’était l’objectif justement de la mission :mieux comprendre le programme de citoyenneté économique. Nos parlementaires ne sont pas partis, on le comprend, avec des idées arrêtées et préconçues. Ils ont tout simplement cherché à savoir.

A la lecture du rapport, on comprend que le projet de citoyenneté économique comporte, au final, deux volets bien distincts que le gouvernement aurait sciemment confondus pour on ne sait quelle fin. D’une part, il y a ces investisseurs (de toutes les nationalités) qui désirent investir aux Comores, mais qui demandent des garanties juridiques et législatives avant de sauter le pas, les Comores étant une république bananière où l’Etat est capable de manipuler à sa guise la justice nationale (Voir affaire Bic/Nicom). D’autre part, il y a ces fameux Bidouns qui, pour investir dans l’archipel, demandent en contrepartie l’octroi de la nationalité comorienne.

Les Bidouns, apprend-on dans le rapport, sont des ressortissants koweitiens mais qui ne disposent pas d’un état civil, donc non enregistrés à leur naissance. Ils n’ont ni accès à l’université, ni droit à un passeport sinon à titre provisoire. Tout comme ils ne peuvent pas s’acheter un véhicule sans passer par une tierce personne disposant, elle, de la nationalité koweitienne.

Il faut dire enfin que le déplacement de la mission parlementaire au Koweit a été totalement organisé et financé par le Koweit à travers la société Comor-Gulf Holding. Ce qui, dès le départ, biaise les résultats de la mission.

Enfin, on a noté que ce mardi, une forte délégation de notables de Badjini a rendu une visite de courtoisie au patron de Comoro-Gulf Holding, Bachar Kiwan, et lui a assuré de son soutien au sujet du projet de citoyenneté économique.

Cette fois, le projet de loi du gouvernement, aujourd’hui en débat à l’assemblée, a de fortes chances de passer comme une lettre à la poste.
noussa.centerblog.net... [Lire la suite]

Enfin un dictionnaire américano-comorien

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Le Dvd constitue un panorama quasi-complet de la musique traditionnelle. On peut y découvrir mrengue, shigoma, mshogoro, ngaza, bwalolo, gomaliyawo, sangiyo et trimba, pour ne citer que ceux-là.
En outre, Martin Ottenheimer est l'auteur du livre constitué de huit chapitres, retraçant l'essentiel de toutes les cérémonies de la célébration du mariage selon les us et coutumes anjouanais et dans le respect de la religion musulmane.
Pour honorer ces ''amis des Comores”, comme on les appelle désormais, la salle de spectacle de l'Alliance franco-comorienne de Mutsamudu a abrité dimanche une cérémonie de reconnaissance à laquelle avaient participé de nombreuses personnes parmi lesquelles les plus grands érudits de la religion musulmane. Tout a été fait pour donner un caractère officiel à cette cérémonie qui s'est déroulé sous le haut patronage du coordonnateur de l'action gouvernementale de l'Union, Mohamed Affane Yahaya.
Tous les discours ont été prononcés en comorien du fait que MM et M Ottenheimer connaissent le comorien et peut-être et ''même plus que certains de nos compatriotes'', avait précisé M. A. Yahaya. Le moment le plus émouvant de la cérémonie fut lorsque les deux américains ont pris la parole en comorien. Ottenheimer s'est d'abord félicité qu'en arrivant aux Comores ils aient ''rencontré tant d'amis et appris tant de choses. Il a ensuite rappelé qu'avant leur arrivée “personne aux Etats-Unis d' Amérique ne semblait connaître les îles de la lune.
Une longue histoire d'amour
Mais je souhaite qu'avec ces écrits, n'importe qui peut en étant n'importe où savoir ce qu'il veut sur les Comores”. Ottenheimer s'est montrée ravi de la cérémonie avant de se projeter sur l'avenir des relations entre les deux pays ''Désormais ce dictionnaire va aider les Américains et les Comoriens, chacun de leur côté, à apprendre la langue de l'autre. Cela conduira à tisser des liens encore plus forts entre les deux pays''.
Harriet J et Martin Ottenheimer ont connu les Comores en 1967 lorsqu'ils étaient venus préparer leur thèse de doctorat. A Moroni, ils étaient d'abord installés à l'hôtel Karthala, en suite à Itsandra avant d'élire domicile à Domoni. Depuis lors le couple est revenu plusieurs fois aux Comores. Les deux hôtes de la cérémonie affirment qu'avant de quitter leur pays, ils avaient reçu l'adresse de Affane Mohamed, ancien ministre et gouverneur de l'île de Ndzuwani, de la part d'un de leurs professeurs qui avaient connu les Comores pendant la seconde guerre mondiale. Nounou Affane de Domoni a dit pour sa part tout le bien qu'il pensait des Américains qui ''témoigne d'un amour et d'un attachement particulier vis-à-vis des Comores''. Le couple a adopté une comorienne qu'il a appelé Affane Ottenheimer.
Toutefois, on retiendra surtout les derniers propos du coordonnateur qui n'a pas hésité à déclarer que : “les Comores, ce pays appartient aussi au couple Ottenheimer car ils l'ont choisi, vécu, aimé et honoré, ce qui est très rare pour être souligné”.

Abidhar Abdallah
Source : Al-watwan, 28 octobre 2008
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1 Français incarcéré à Anjouan puis expulsé

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Officiellement, les autorités anjouanaises lui reprochaient un défaut de visa, explique-t-on au ministère français des Affaires étrangères, à Paris. "Ce sont des faits relativement légers. Le problème devrait être réglé rapidement", assurait mercredi 22 octobre un membre du Quai d'Orsay, quelques heures avant la libération de cet homme. L'Ambassade de France à Moroni, qui est restée silencieuse, "a suivi ce dossier", ajoutait-il.

Si le Parquet de Mutsamudu et la gendarmerie ne souhaitent pas communiquer sur ce sujet, il semble que l'homme était soupçonné par les autorités anjouanaises d'espionnage. "Il est suspecté d'être un mercenaire car sur son passeport figurent des visas de pays dans lesquels il y a eu des conflits : la République démocratique du Congo, le Malawi, le Rwanda…", nous indiquait mercredi un journaliste anjouanais qui a pu discuter avec le procureur Chahassou.

L'homme était arrivé à Anjouan en provenance de Mayotte vendredi 17 octobre avec trois compagnons, deux hommes et une femme, à bord du navire Maria Galanta. Placés en rétention, ces trois derniers ont été expulsés vers Mayotte deux jours après. "Au contrôle des visas, les autorités ont eu des doutes", explique notre correspondant. "En regardant les passeports de deux d'entre eux, on a l’impression que les photos ne collent pas comme il faut", indiquait lundi un agent de la sûreté nationale dans les colonnes d'Al-Watwan. L'hébergeant déclaré par ces personnes a également attiré l'œil des autorités. "Ils ont donné l'adresse d'une vieille dame qui ne parle pas français et possède une maison minuscule. Cela a éveillé les soupçons", poursuit le journaliste.

Interrogés par les médias locaux avant leur expulsion, les trois Français ont refusé de s'étendre sur leur cas. "Ils n’ont pas voulu répondre aux questions de la presse qui voulait savoir leur version des choses à propos de cette expulsion", notait lundi le quotidien Al-Watwan. "Ils ont tous refusé de décliner leur identité (…) Toutefois ils ont remercié la presse pour les avoir rencontrés et ne semblaient pas affectés après les 48 heures de rétention."

Cette incarcération et ces expulsions interviennent dans un contexte tendu, six mois après le débarquement de l'armée comorienne et des troupes africaines à Anjouan, et le renversement du régime Bacar. Il y a deux mois, le président de l'Union des Comores avait dénoncé des coups fourrés à Anjouan en provenance de Mayotte. "Tous les malheurs du pays sont arrivés par Mayotte", affirmait-il le 11 août (lire article), avant de déplorer le fait que "des gens entrent et sortent d'Anjouan comme ils veulent".... [Lire la suite]