Inde : 5 indiens ont séquestré puis violé une touriste japonaise


Par , le dans l'actualité asiatique
Inde : 5 indiens ont séquestré puis violé une touriste japonaise L’un des suspects dans l’affaire du viol et de la séquestration de la jeune touriste japonaise

Cinq hommes soupçonnés d’extorsion, de séquestration et de viols répétés sur une touriste japonaise de 22 ans ont été arrêtés à Calcutta, en Inde. La victime a été retenue dans un sous-sol pendant près d’un mois. Il s’agit de la dernière en date d’une série d’agressions sexuelles qui met en lumière les violences faites aux femmes en Inde. L’affaire provoque une forte émotion au Japon.

La jeune touriste est arrivée seule à Calcutta. Elle a d’abord fait la connaissance de trois hommes qui l’ont persuadée de retirer l’équivalent de mille euros en argent liquide. Ils l’ont livrée ensuite à deux frères, des guides touristiques, qui l’ont enfermée dans le sous-sol d’une maison isolée. Pendant presque un mois, ils violeront à de multiples reprises cette jeune femme de 22 ans. Elle réussira finalement à s’échapper et rencontrera des touristes japonais qui vont l’aider à contacter le consulat du Japon à Calcutta.

Le fait que l’un des violeurs présumés parle couramment le japonais est ce qui frappe le plus les Japonais qui réagissent massivement sur les réseaux sociaux en ligne, rapporte notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles. Les deux frères savaient combien les Japonais qui voyagent à l’étranger peuvent faire preuve de la plus grande naïveté lorsqu’ils rencontrent quelqu’un qui parle couramment leur langue. Ils se sentent aussitôt mis en confiance.

L’autre réaction la plus fréquente des internautes japonais est que le viol de cette jeune femme est passé sous silence par les grands médias en Inde. Si les agressions d’Occidentales en Inde font la Une des médias, les agressions d’Asiatiques laissent ces derniers indifférents ou presque. Les télévisions japonaises souhaitent que la jeune femme, une fois de retour dans son pays, raconte ce qui lui est arrivé pour dissuader d’autres Japonaises de s’aventurer en Inde.