Après la validation du hold-up électoral, l’ONU appelle toujours au dialogue et à ne pas alimenter les tensions

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Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, s’est déclaré préoccupé par la situation aux Comores où les résultats des élections présidentielles et des gouverneurs ont été annoncés sur fond de violences.

Le 26 mars, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) des Comores avait annoncé la victoire du chef d’Etat sortant, Azali Assoumani, au premier tour. La Cour suprême du pays a confirmé mardi la victoire du Président Azali, annonçant qu’il a été réélu avec 59,05% des voix.

« Le secrétaire général prend note de l’annonce faite aujourd’hui par la Cour suprême des résultats des élections présidentielle et des gouverneurs du 24 mars 2019 aux Comores », a dit son porte-parole, Stephane Dujarric, dans une déclaration rendue publique mardi soir à New York.

Par la voix de son porte-parole, Antonio Guterres a exprimé sa profonde préoccupation face aux informations faisant état de violences et de décès, ainsi que d’arrestations d’opposants politiques et de restrictions imposées aux médias.

« Le secrétaire général souligne qu’il est impératif de préserver l’état de droit et respecter les droits fondamentaux », a dit M. Dujarric. « Il exhorte les autorités comoriennes et les autres acteurs nationaux à s’abstenir de toute action susceptible d’alimenter les tensions actuelles », a-t-il ajouté.

Le chef de l’ONU s’est fait l’écho de l’appel lancé le 29 mars par l’Union africaine (UA), appuyé par l’Union européenne (UE) et la Commission de l’Océan Indien (COI), en faveur d’un dialogue inclusif, sous la direction de l’UA. « Il réaffirme que l’ONU est prête à soutenir ces efforts afin de promouvoir la cohésion nationale, la paix, la stabilité et le développement dans l’Union des Comores », a ajouté M. Dujarric.

Xinhua

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